vendredi 26 juin 2009

Si je vous parle d’ados, vous comprendrez? Plus ça change, plus c’est pareil.


Êtes-vous capable de vous rappeler le temps de votre adolescence? C’était un temps important si vous avez des enfants. C’est certain que peu importe l’époque, chacun de nous pense que c’était « le bon temps ». Que ce bon temps ait été en 1950, 1960, 1970…etc., c’était le bon temps. Pour ma part, ce fut 1970 pour ma tendre enfance, et 1980 pour mon adolescence. Disons que la mort d’Elvis ne m’a pas beaucoup touchée, mais la mort du roi du pop, survenue hier, a détruit l’illusion qu’un idole, devenu une icône, soit immortel!

Tout ça pour dire qu’hier, nous sommes allés faire couper les cheveux de Cornélius avec une « coupe stylée» comme l’a appelé la coiffeuse. « Coupe stylée » rythme avec le prix qui vient avec, j’en conviens. Mais Une fois de temps en temps n’est pas coutume. C’est l’été, non? En fait, cette coupe stylée est beaucoup plus un chef d’œuvre, et encore il n’y a pas eu de couleur. C’est un genre de Mohawk court (pas la grosse affaire piquante qu’on voit dans les métros), mais sur le côté et le derrière de la tête, elle a sculpté des motifs de briques dans les cheveux. C’est vraiment beau et les gens se retournent avec étonnement et admiration.

Cornélius était content, heureux, fier et se sentait bien dans sa peau. Moi Jane, dans mon jeune temps, j’étais une peureuse qui n’osait pas déplaire en sachant très bien que ma mère n’aurait pas approuvé d’excentricité, étant donné qu’elle venait plutôt d’une génération centrée sur la performance de ses enfants. C’est pourquoi je me retiens pour ne pas en faire trop. Si je m’étais laisser aller à mes fantasmes, je serais sans doute tatouée, percée dans le nez, avec des cheveux mauves, bleus ou rouges. Les années 80, avec sa mode disco, a sans doute laissé la place à quelques excentricités, qui faisaient parfois sursauter les parents. La preuve n’étant pas que lorsqu’on regarde des photos de cette époque, on ne peut s’empêcher d’être mort de rire à la vue de ces toupets plein de « Spaynet». Oui, nous sommes la génération coupable d’avoir «scrappé» la couche d’ozone car chaque jour nous vidions une canette de ce cher «Spraynet» .

Alors quand un de nos ados émet une idée excentrique, nous résonnons en parents et en adultes avertis. Notre réaction? Qu’est-ce que les gens vont penser? (penser de nous? ou penser d’eux?). Nous sommes incapables de nous remettre dans le contexte de notre adolescence où le fait de nous faire admirer construisait notre personnalité. Oser des excentricités, en faisant fi de l’opinion des autres, n’est-il pas une bonne manière de faire comprendre à nos jeunes qu’il faut quand même faire preuve de bon goût, mais qu’ils peuvent oser? Ce n’est pas tout le monde qui va aimer les briques sur la tête de Cornélius. Vous savez quoi? C’est parfait ainsi! Il pourra lui-même juger à la réaction des gens, s’il a fait preuve de bon goût, ou s’il a manqué de jugement. Par contre, j’ai beaucoup insisté sur l’intégrité de son corps. Des tatous, des piercings…ça fait mal et ce n’est pas nécessaire. C’est peut-être beau, une œuvre d’art qu’on transporte avec soi. Mais ça parle, ça dit bien des choses, le choix d’un tatou. Quand on s’exprime avec des mots, on a le pouvoir de choisir, de retenir, d’expliquer. Quand on se fait tatouer, ça parle muettement et ça peut parfois en dire long sur soi. Je compare ça à un artiste qui peint, qui écrit des chansons. Mais il a le pouvoir d’entreposer ses toiles et de chanter autre chose s’il ne veut pas se dévoiler. Mais les tatous restent et ne peuvent être cachés que par des vêtements. Du moment que vous en êtes conscients…c’est tout ce que je vous demande chers ados de mon cœur….réfléchir et garder en tête votre bien-être avant d’agir.

mercredi 24 juin 2009

Je n’ai rien contre les Commissions scolaires…mais il est peut-être temps de revoir la formule


Tous les communs mortels comme moi doivent avoir une école de quartier, peut-être même une école secondaire. Comme moi, vous avez peut-être des enfants qui la fréquentent. Savez-vous réellement comment la gestion de l’école s’effectue et où va chaque cenne versée de nos taxes? Savez-vous qui gère la Commission scolaire? Savez-vous, même, qui a été élu commissaire de votre comté et président de la Commission scolaire? Son nom ne vous revient pas, mais vous vous souvenez vaguement de sa face souriante dans le journal local?

Ce questionnement vient du fait que lundi le 22 juin, j’entendais des voix au micro qui devait provenir de ce que j’ai deviné être le terrain de soccer près des locaux de la Commission scolaire. Nous habitons à quelques pas de là. Curieuse me direz-vous? Effectivement, car il semblait se préparer quelque chose de grand. Une marche m’a renseignée sur la grandeur de l’événement et une recherche sur internet m’a fourni la réponse. Figurez-vous donc que, sur le site, il y avait une méga-tente, plusieurs petites décorées à l’effigie d’écoles du territoire, des jeux gonflables et une gosse scène déployée. Mais qui recevait-on de cette manière? Certainement pas les élèves puisque le dernier examen avait eu lieu le 19 juin. Une recherche sur le site de la Commission scolaire m’a permis de comprendre qu’une fête champêtre avait lieu pour célébrer ses dix ans, que le personnel pouvait s'inscrire et que des prix tels que de télévision, vélo et même un voyage étaient distribués? Cela explique donc les jeux gonflables? Plusieurs artistes et humoristes tels que Steve Diamond, Alexandre Barette, Julie Caron et le groupe De Temps Antan entre autres avaient été invités, ce qui expliquait la présence d’une scène. Et cette petite fête a duré le temps d’un après-midi. Des bénévoles du programme d’études internationales de l’école Jean-Baptiste Meilleur assuraient une présence pour diriger tout ce beau monde. Il aurait été difficile de comptabiliser le nombre de dignitaires présents. La commission scolaire compte un bon nombre de personnel divisé dans les locaux de Repentigny et de Terrebonne. Mais si je me fie à la congestion qui s’est faite vers 16h00 sur la rue Masson et le Boulevard Iberville, les émissions de gaz étaint nombreux, c’est le moins qu’on puisse dire.

La philosophie sur la pertinence d’organiser un événement de la sorte existe probablement pour tisser des liens et récompenser. Mais le coût dans tout ça? Je me suis renseignée pour savoir si un coût pouvait avoir été dévoilé dans la réunion du Conseil des commissaires, et apparemment aucun chiffre n’a été mis sur la table. Vous savez quoi? J’ai assez d’expérience et d’imagination pour savoir que le coût d’une telle fête…est élevé. Trop élevé à mon avis dans le contexte économique que nous vivons. Qu’on invente mille raisons, des histoires que cet argent était prévu, qu’il a été voté, j’aurai compris que cet argent ait été pris à même les services ou les sorties que les enfants n’ont pas eus, ou n’auront pas.

En avril dernier, Cornélius est revenu de l’école tout content parce qu’il avait été un des élèves méritants et qu’il avait été choisi pour une sortie à la cabane à sucre! Ah bon?...vous êtes combien? Deux dans votre classe? Bravo pour ces deux-là et soit reconnaissant au moins d’avoir été choisi! En ce temps-là, je trouvais assez triste que l’école n’ait pas les moyens d’emmener tout le monde, même s’il aurait fallu en demander une partie aux parents. Si les parents avaient alors refusé, cela au moins aurait été un choix.

Sans doute y aura-t-il des photos de cette fête champêtre dans le journal local car ce serait une suite logique qu’un journaliste local soit invité. On y verra probablement la photo du président de la Commission scolaire souriant puisque les élections scolaires arrivent à grand pas. Personne ne s’intéresse à la politique scolaire car je ne connais pas grand monde qui y comprenne quelque chose. Pourtant, ces gens là gèrent quand même des milliers de dollars provenant de nos impôts et des taxes scolaires que nous payons. C’est vrai, c’est plate comme sujet et qui voudrait se payer des soirées aux réunions des commissaires? Comme à chaque fois que j'ai assisté aux réunions du Conseil d'établissement, les parents étaient absents, il faudra se résigner à payer et à se taire. Je crois que la seule manière de pouvoir contrer ce gaspillage est de dénoncer et de faire front commun aux assemblées. Mais pour avoir travaillé bénévolement lors des dernières élections, à passer des dépliants pour une candidate et discuter avec des gens de quartier, je peux vous affirmer que personne ne s’y intéresse. Nous sommes donc condamnés à payer, à regarder les enfants souffrir et à constater que le président de la Commission scolaire, qui dit avoir le bien-être des enfants à cœur, sourire sur les photos probablement parce qu’il est mort de rire!

jeudi 18 juin 2009

Frédéric Beauséjour, un artiste à découvrir!

Hier, j’ai accompagné Cheetah au lancement du premier CD de Fréréric Beauséjour qui avait lieu au bar l’Azile à Joliette. Cheetah et moi avions eu un aperçu de plusieurs chansons qui se retrouvent sur ce CD lors d’un spectacle à l’Assomption, il y a de cela au moins deux années. Le spectacle avait été tellement bon et le temps a semblé bien long avant que nos oreilles puissent se délecter de la musique de Frédéric. Il faut dire que ce CD a été produit et réalisé par Frédéric lui-même et qu’il signe la plupart des chansons. Je ne pense pas me tromper en disant qu’il y ait mis tout son cœur. Bien sûr, Frédéric lance sa carrière solo, mais en parallèle toujours avec sa participation dans le groupe "La Volée d’Castor", en plus d’accompagner d’autres artistes connus sur scène.
La prestation d’hier nous a montré un Frédéric fièr et en plein contrôle de ses moyens. Sa musique vient de l’âme et les paroles de ses chansons touchent droit au cœur. Il a promis un spectacle pour l’automne. Frédéric, tu as deux billets de déjà vendus!

Le CD est en vente uniquement sur le site internet de Frédéric, mais il vaut la peine de se le procurer.

N'hésitez pas à l'encourager!

lundi 15 juin 2009

Le rôle des grands-parents dans la vie d’aujourd’hui


L’autre jour, j’ai eu une invitation à souper chez Cousine Bizz. C’était le jour de la mise en terre des cendres de ma mère et j’avais demandé à Tante Bizz de m’accompagner. En allant chercher Tante Bizz, j’ai rencontré par hasard Cousine Bizz dans le Dollorama de leur patelin. Une invitation qui m’a fait bien plaisir à cause de l’intensité des émotions de la journée, je me suis donc empressée d’accepter avec reconnaissance.

Au cours du souper, Cousine Bizz me racontait comment elle s’ennuie de ses petits-enfants qui habitent trop loin pour les voir autrement qu’avec un voyage planifié. Il faut comprendre que Cousine Bizz a quatre garçons, ce qui implique une habitude d’être minoritaire dans une maison où la majorité est masculine. Je comprends sa solitude, malgré le fait que sa minorité n’est que d’un pour trois. Enfin, tout ça pour dire que la conversation s’est amenée sur le rôle des grands-parents auprès des petits-enfants. Je m’étais penchée sur la question du temps où Cheetah et Cornelius étaient dans mon ventre. Mais, je n’avais jamais approfondi ma réflexion. Voici que Cousine Bizz m’a mise face à une réalité qui me fait un peu peur et qui a tout à voir avec la relation qui se développera entre les petits-enfants et les grands-parents…la relation entre la bru et sa belle-mère (Je déteste le mot bru et encore plus belle-mère).

Il est vrai que jadis, en tant que belle-fille, je me suis sentie menacée par le trop grand amour que mes beaux-parents démontraient à l’égard de mes singes. La vérité est que je considère que les deux choses que j’ai réussies le mieux dans la vie sont mes enfants. Ils m’ont appris à aimer inconditionnellement, une chose que je n’avais pas connue avant (je viens d’une génération où l’affection n’était pas de mise). J’avais une très mauvaise estime de moi-même et aucune confiance en moi. Dans ce cas-là, il devient très facile de se créer des scénarios irréels. La plus grande expérience et la patience que possédaient mes beaux-parents allaient à coup sûr me faire perdre l’amour de mes enfants. Les singes allaient bien se réveiller un jour pour se rendre compte que Maman Jane n’était pas aussi « bonne et fine » que grand-maman. J’ai tout fait «by the book» afin de ne pas subir de critiques. Vous savez quoi? J’en ai subi quand même car il aurait été utopique de penser que les nombreuses années d’expérience que possédaient ma belle-maman n’allaient pas surpasser la mienne, malgré toutes les heures de lecture que j’avais passé à m’instruire sur le rôle de mère. Mais encore, est-ce que mes singes ont perdu de l’estime pour leur pauvre maman Jane, l’imparfaite, qui leur imposent des règlements et de la discipline? Pas du tout…car quand ils ont un problème, c’est toujours vers maman qu’ils se tournent car ils savent qu’ils auront une écoute et l’amour inconditionnel. Encore mieux, l’imperfection de leur maman semble les rassurer.

Alors qu’est-ce qui peux bien me faire autant peur, moi qui suis prête à accueillir une fille dans la vie de mes enfants? Bien, qu’elle se sente menacée par l’amour que ses beaux-parents portent à son conjoint et qu’elle ne voit pas l’importance qu’aura la relation avec son enfant et ses grands-parents.

Le rôle des grands-parents n’est pas de discipliner l’enfant. Il n’est pas non plus de l’élever. Ce rôle a déjà été accompli avec leurs propres enfants. Mais étant donné que les parents ne peuvent être là 24 heures sur 24, ils se doivent tout de même de se faire respecter. Il n’en demeure pas moins que la relation n’a pas de prix. Cheetah a une admiration sans borne pour sa grand-mère paternelle et l’entoure autour de son petit doigt pour lui faire faire n’importe quoi et ce, depuis qu’elle a vu ses 4 lbs et 11 onces dans la pouponnière de l’hôpital. Mais là où j’ai eu à m’imposer, c’est dans la discipline, car les grands-parents n’aiment pas qu’on discipline les enfants devant eux. Mais parfois, quand il s’agit de respect et de tout ce qui entoure cette notion, je ne peux pas passer à côté. Je sais que parfois j’ai froissé les sentiments de mes beaux-parents, mais j’ai acquis assez de confiance en mes capacités de mère pour faire face à la critique. Je ne voudrais pas, pour aucune considération, être coupable d’avoir mis dans la société des êtres irrespectueux. Le respect se travaille et se mérite. Je tente seulement de transmettre une valeur qui m’est chère.

Je pourrais vous entretenir longtemps sur le sujet, mais je vais tout de suite sauter à la conclusion de ma réflexion. La vie est bien courte. Comme personne ne peut prédire si la prochaine fois que vous vous connecterez sur mon blogue, il y aura encore un nouveau billet ou si je serai encore ici pour vous entretenir (donc on conclut que c’est réciproque), pourquoi devrait-on se sentir menacé par l’amour que nous portent les autres. J’ai appris à être reconnaissante pour les coups de mains octroyés et j’ai aussi appris à profiter du temps que mes beaux-parents me permettaient de passer seule avec Tarzan. Notre rôle de mère est important, mais jamais au dépend du rôle de femme. Tous les « Tarzan » ont connu des « Jane » femmes, avant que les « Jane » deviennent mères. Si la « Jane » femme disparait complètement de la vie de Tarzan, pour être remplacée par une « Jane » mère, il est possible que Tarzan veuille revoir son contrat!

Voici des conseils à propos que j’ai trouvés sur internet :

(et si j'ai un conseil à vous donner...ne suivez pas mes conseils, ne suivez que votre intuition!)

10 conseils pour être la belle-fille parfaite !


1- Apprenez à mieux la connaître. Interrogez-vous sur la relation qui existe entre votre époux et sa mère. Discutez avec lui à bâtons rompus de son enfance et de leur vie de famille. Les épreuves qu'elle a dû affronter, le courage dont elle a pu faire preuve pour cumuler travail et enfants, ses passe-temps, ses méthodes éducatives. Ses informations vous aideront à mieux la connaître et l'accepter… et vous éviteront en outre certaines gaffes !


2- Comportez-vous en adulte. Votre mari est sans doute ravi de glisser les pieds sous la table " chez papa-maman ", et de retrouver le giron maternel… mais n'en faites pas une habitude : vous êtes grands ! Inversez les rôles : recevez vos beaux-parents, prenez soin d'eux, bichonnez-les. Vous devez instaurer une relation autre que cette dépendance des enfants face aux parents.

3- Pensez à son anniversaire. Comme la plupart des hommes, votre époux a sans doute souvent tendance à oublier les dates anniversaires. C'est donc à vous de prendre le relais ! Notez soigneusement les dates importantes (anniversaire de mariage, fête des mères…), écrivez ou faites téléphoner son fils : votre belle-mère en sera très heureuse…


4- Multipliez les invitations surprises. Les rencontres systématiques comme le sempiternel déjeuner dominical sont bonnes mais parfois décevantes, parce qu'au moindre contretemps de votre côté c'est le drame assuré, avec son cortège de questions, de vexations, de rancœurs. Tout simplement parce que, pour une fois, vous aurez préféré profiter de ce beau week-end de printemps pour vous promener en amoureux ou faire une balade en vélo avec les enfants ! Et, si vos beaux-parents sont assez " ouverts ", organisez de temps à autre une petite soirée, un pique-nique, la visite d'un château ou d'un musée, une séance de cinéma pour varier les plaisirs.


5- Cultivez votre complicité respectez-la : votre belle-mère n'est pas seulement la mère de votre époux et la grand-mère de vos enfants, elle est aussi une femme à part entière, tout comme vous ! Traitez- la comme telle. Intéressez-vous à ses centres d'intérêt, à ses envies… questionnez-la sur son état de santé, mais aussi sur sa vie passée, sur ses projets. Utilisez ses compétences, demandez-lui parfois son avis ou un conseil…Rien de tel pour renforcer votre complicité !


6- Faites-lui confiance. Surtout si vous lui confiez vos enfants. Certes, ses méthodes éducatives ne sont vraisemblablement pas les vôtres, mais n'oubliez pas qu'elle a élevé des enfants bien avant vous… et sans doute assez correctement puisque vous êtes tombée amoureuse de son fils ! Ne l'accablez donc pas de conseils et de recommandations, ne mettez pas en doute ses qualités de grand-mère. Son rôle est essentiel pour vos enfants.


7- Ne vous mettez pas en concurrence vous ne jouez pas sur le même tableau, ne cherchez pas le combat ! Ainsi, inutile de vous lancer dans la confection du goulasch ou de la tarte aux pommes, si elle en est la " reine ". Soit vous la surpassez… et elle ne vous le pardonnera pas, soit vous êtes moins bonne cuisinière… et sa victoire et son demi-sourire, vous agaceront prodigieusement. Elle est très cuisine traditionnelle ? Etonnez tout le monde en mitonnant un dîner chinois ou italien… votre succès ne ternira pas sa réputation. Même chose pour la couture, les mots croisés, la peinture sur soie…


8- Ne lui confiez pas tous vos problèmes. Votre belle-mère peut être une femme intelligente et avisée, dont vous vous sentez souvent proche. Mais ne lui dites pas tout! Ne vous laissez pas aller, même en tête à tête : ne la mêlez surtout pas à vos problèmes de couple et ne critiquez pas son fils. Elle réagirait comme une mère-louve blessée : vous avez tout à perdre.


9- Soyez réservée avec votre beau-père. C'est certainement un homme charmant… d'ailleurs, très souvent, le duo beau-père/bru éprouve une grande complicité, du type de celle entre un père et sa fille. Prudence, car si vous n'y voyez aucune ambiguïté, elle peut réagir différemment, et vous en vouloir parfois.


10- préservez votre univers. Ne lui donnez pas vos clefs, surtout si vous la trouvez un peu envahissante : Certes, c'est bien agréable de trouver un bœuf en daube dans votre cuisine (j’ai pensé que cela vous ferait plaisir) et le repassage fait (je n'ai rien à faire, j'ai voulu t'avancer), mais vous prenez le risque que rapidement, elle se sente chez vous comme chez elle, aménageant votre intérieur ou vous donnant sans cesse des conseils. Vous aurez de la difficulté à mettre vos limites par la suite. Elle ne doit pas entrer dans votre univers " comme dans un moulin ", mais y être invitée.


Cousine Bizz, je te souhaite un avenir rempli d’heures de plaisir avec tes petits-enfants. Toi qui a un cœur si grand, tu mérites de déverser cet amour autant que tes petits-enfants méritent de le recevoir. À toutes les belles-filles du monde, de grâce ouvrez votre cœur à votre belle-maman, peut-être ressent-elle beaucoup de solitude depuis que son rôle actif de maman a pris fin? Elle est probablement là à attendre de vous rendre service. Vous en ressortirez épanouie et vos enfants vous remercieront un jour, paroles de Jane!

samedi 13 juin 2009

Histoire pour vous inspirer à l’occasion de la fête des pères

Sortez les papiers-mouchoirs...car aujourd’hui j’ai reçu par internet quelque chose d’inspirant et de vraiment touchant que je tenais à partager avec vous mes lecteurs. Cela tombe pile pour la fête des pères. Merci à Cheetah d’avoir fait en sorte que je puisse mettre cette vidéo directement sur le blogue au lieu du lien (ok, il m’a montré comment et la prochaine fois, Jane la technonouille que je suis, devrait être en mesure de se débrouiller).

Il y a parfois des images qui nous inspirent. L’image d’un superhéros n’est pas juste avec un costume en latex et une cape. Il peut être dans le courage et la détermination, autant du père que du fils. Quoiqu’il en soit, saisir le moment présent et en faire ressortir des souvenirs inoubliables devrait être un but de tous les jours. Ce que ce père a fait avec son fils n’a rien d’ordinaire. L’amour qu’ils se portent réciproquement devrait être une inspiration pour ceux et celles qui n’ont pas de contrainte. Je crois qu’en regardant nos enfants quand ils sont jeunes, on oublie qu’ils deviendront des hommes. Cheetah et Cornelius, cet homme dans la vidéo est la preuve que rien n’est impossible. Il n’a probablement jamais eu les mots « Je ne suis pas capable» sur les lèvres. Il a aussi probablement subi de nombreux échecs dans sa vie, il le faut car c’est impossible de réussir à faire ce qu’il a fait en un seul essai. Il mérite une médaille de courage, mais il mérite le ciel à la fin de ses jours en récompense de sa capacité de compassion.
Pour vous mettre en contexte voici l'histoire...Un jour, un fils dit à son père: -"Papa, veux-tu courir un marathon avec moi?" - et le père dit "oui". Ils courent ensemble leur premier marathon. Une autre fois, le fils redemande: -"Papa, veux-tu courir encore un marathon avec moi ?" - et le père dit "oui, mon fils". Un jour, le fils demande à son père :-"Papa, veux-tu courir avec moi le Ironman ?" (Le Ironman est le triathlon le plus difficile qui existe : nager 4km, faire du vélo pendant 180 km et courir 42 km) Et le papa dit "oui". Le récit semble simple...jusqu'à ce qu'à ce que l’on on visionne la vidéo.

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jeudi 4 juin 2009

Cheveux frisées ou cheveux droit?

Moi Jane, je m’étais promis d’écrire des chroniques plutôt légères pour contrer le « spleen » de mes lundi matins. Tarzan dirait que j'ai toujours de bonnes intentions…au départ. Depuis quelque temps mes chroniques sont plutôt sérieuses. Aujourd’hui, je vous parlerai donc d’un sujet qui défrisera certains d’entre vous, qui fera peut-être dresser les cheveux sur la tête à d'autre, ou même qui vous décoiffera!

L’histoire commence quand j’étais toute petite et que ma mère, probablement par souci de bien paraître, passait des heures à me poser des bigoudis dans mes cheveux qui étaient longs. Elle me les posait la veille et je devais coucher avec ces horreurs qui me piquaient la tête toute la nuit. Ma maman me disait pour m’encourager, et je ne suis certainement pas la seule à l’avoir entendu celle- là « Ma fille, il faut souffrir pour être belle! ». Dans ma tête de petite Jane, une tête frisée était le summum de la beauté féminine. Puis, j’ai eu une meilleure amie, frisée comme un mouton, qui se défrisait les cheveux. Des heures de séchage, des produits défrisants étaient nécessaires chaque jour, pendant que je passais des heures sur la chaise de la coiffeuse à me faire donner des « permanentes ». Des histoires d’horreur se sont produites chez la coiffeuse, comme le jour où un seul côté de la permanente a pris. Que dire de la fois ou la permanente a pris trop vite et que tous les cheveux sur ma tête ont été brulés! Vous en parlerez à ma compagne de travail qui n’osait rien dire de l’horreur de tête que je portais, moi qui d’ordinaire avait de si beaux cheveux bouclés. Enfin, histoire longue pour vous raconter qu’aujourd’hui, la mode est aux cheveux aplati au fer plat et que je suis terriblement heureuse parce que c’est naturellement le genre de cheveux que la nature m’a donné au départ. Mais pendant des années, j’ai envié Tarzan, qui lui a des cheveux bouclés comme un mouton. Il les faisait couper court, ou se les séchaie chaque matin à l’aide d’une brosse pour les défriser.

Un jour, alors que j’observais tout le mal que tout le monde se donnait aux alentours, je me suis mise à rire de toute cette énergie gaspillée pour finalement éviter de s’accepter tels que nous sommes. On est brune, on veut devenir blonde, les hommes qui n’ont pas de cheveux s’évertuent à se mettre des toupets, les hommes qui ont les cheveux poivre et sel (que je trouve très séduisants), se retrouvent avec un couleur foncée qui souvent ne leur convient pas. Peut-on s’accepter tels que nous sommes sans toujours vouloir avoir l’air de quelqu'un d’autre (bien souvent quelqu'un de plus jeune!)? Je n’ai rien contre se mettre à son meilleur lors d’évènements spéciaux. Mais il me semble que d’être un peu nous-même n’est pas une mauvaise chose. On veut toujours donner la meilleure première impression aux gens. Justement, ces gens ne nous ont jamais vus! Ils ne penseront pas qu’on devrait être frisés plutôt que plats!!!

Bon, c’est en direct de ma cuisine que je vous écris ceci après avoir passé deux heures chez la coiffeuse et dépensé une bonne somme pour avoir des mèches….blondes! Pour votre information, le blond cendré va cacher mes cheveux blancs quand ceux-ci vont commencés à se pointer. Bon, d’accord, des cheveux blonds, c’est inspirant pour l’été. OK, MOI, CE N’EST PAS LA MÊME AFFAIRE, C’EST DIFFÉRENT….mais pas question de troquer mon fer plat, ce n’est pas négociable, du moins pas tant que les cheveux plats seront à la mode.

mercredi 3 juin 2009

Histoire de décrochage à vous faire dresser les cheveux sur la tête!



Je vous ai parlé de mon inquiétude au sujet de la réforme rendue en secondaire 4, excusez-moi, rendue en deuxième année du deuxième cycle du secondaire (pour votre information, la réforme n’a pas encore atteint le cinquième secondaire). Vous me suivez toujours? Alors, les histoires d’horreurs commencent à se dessiner sous nos yeux. Voici un premier vrai scénario (seuls les noms ont été changés). Vous avez une belle jeune fille de seize ans, belle comme un cœur (probablement parce qu’elle est née le jour de la Saint-Valentin). Donc, une belle jeune fille, intelligente et débrouillarde qui se retrouve avec des difficultés à l’école. Entre autre, elle se trouve en secondaire III, excusez-moi encore, en première année du deuxième cycle, pour le français et les mathématiques. C’est que notre chère réforme ne permet plus de rester au même niveau que les cours qui ont été échoués. Vous me suivez toujours? Oui, c’est un peu compliqué, mais il faut absolument que vous saisissiez le problème parce qu’il se complique grandement à mesure que l’histoire avance.

Cocotte (bon c’est son surnom), a un rêve de devenir psychologue. Quand elle en parle aux enseignants, à la direction ou même à l’orienteur (qui soit dit en passant ne lui a jamais passé de test d’aptitude), on la regarde comme si elle était tombée sur la tête. Il faut se rendre à l’évidence, elle ne fera jamais rien de bien!!! Elle n’a pas obtenu toutes les compétences transversales requises! (je suis sarcastique là, Cocotte, ne me prend pas aux mots). Donc, nous voici rendus en mai, tout près des examens, et cocotte ne passera sans doute pas ces matières importantes, encore une fois, ou si elle réussit, elle sera en secondaire 5 (pas de nouveau nom encore pour cette étape), puis elle restera soit en secondaire 3 ou 4 heu…excusez encore…je ne m’habitue pas première et deuxième année du deuxième cycle du secondaire, pour les maths et le français. Donc, la direction a décidé que Cocotte serait mieux de choisir un métier et faire un diplôme d’étude professionnel (DEP) (je soupçonne que c’est une manière de se débarrasser des statistiques de décrochage, mais peut-être que je suis trop suspicieuse?) Mamancocotte se débat avec la direction et l’orienteur pour faire comprendre qu’il importe peu le temps que prendra Cocotte pour terminer son secondaire, elle veut avoir ses crédits afin de pouvoir aller au cégep et poursuivre son rêve. Rien à faire.

Savez-vous ce que Mamancocotte a été dans l’obligation d’accepter afin que Cocotte reste motivée de retourner à l’école l’année prochaine et de recommencer complètement sa deuxième année du deuxième cycle du secondaire (là, je l’ai!) pour poursuivre? On a expliqué qu’il faut absolument que Cocotte échoue l’année au complet pour recommencer, ce qui implique ne pas du tout faire d’examen du ministère. Donc, Cocotte ne va plus à l’école depuis la semaine dernière. Encore pire, Mamancocotte a expliqué à la directrice que les choix de Cocotte pour l’année prochaine seront les mêmes que cette année. On s’entête a fournir les formulaires pour les choix de cours destinés aux DEP. Après plusieurs tentatives d’obtenir les bons formulaires de choix de cours pour la deuxième année du deuxième cycle du secondaire, et après avoir été encouragée à la fermeté par une amie directrice d’école qui affirme que Cocotte est dans ses droit de poursuivre son éducation dans la voie qu’elle a choisie, Mamancocotte a obtenu ledit formulaire pour le choix de cours de la deuxième année du deuxième cycle du secondaire régulier. Le score est un à zéro pour mamancocotte!

Quand Mamancocotte a communiqué avec moi, j’ai eu beaucoup d’empathie car il est facile pour moi de me mettre à sa place car Cocotte a le même âge que Cheetah. Il m’aurait été difficile d’accepter, sans émotion, que Cheetah soit dans l’obligation de décrocher dans le but de poursuivre son rêve. J’ai eu des poils qui m’ont dressé sur les bras à la narration de cette histoire. Suis-je surprise? Pas du tout! Car l’année dernière, lors d’une réunion avec les professeurs et la direction de l’école en rapport avec notre chère réforme, j’ai compris que les réponses aux questions qui ont été soulevées étaient parfois improvisées et que même la direction ne savait pas ce qui était pour se passer avec nos enfants lorsqu’ils auront atteint la fin du secondaire.

Vous me direz que Cocotte est un cas à part? Justement, je n'ai aucune statistique en rapport à une telle situation (car lorsqu’on va aux rencontres de parents, on ne se plante pas dans un coin pour discuter du parcours scolaire des enfants avec les autres parents. L’attente est tellement longue pour réussir à rencontrer la majorité des enseignants qu’il ne reste pas une minute à perdre pour faire de la représentation). Mais si je me fis à une réponse qu’un professeur de Cornélius m’a faite lorsque j’ai parlé du manque de discipline dans la classe depuis deux ans maintenant, il m’a donné comme réponse que ce serait réglé l’année prochaine puisqu’un grand nombre d’enfants turbulents de sa classe n’iraient pas au deuxième cycle. Il faut en convenir que ce genre de réponse cache un manque de solution et de créativité.

Que feriez-vous à la place de Mamancocotte si votre Cocotte était motivée à faire quelque chose de bien, mais que des bâtons dans les roues lui soient ainsi mis? Du temps ou notre chère réforme n’était pas encore imaginée, où il me semblait que l’enseignement était plus simple, Cocotte aurait sans doute simplement redoublé une année, ou deux même, mais aurait pu poursuivre jusqu’en secondaire 5 pour obtenir les crédits que le cégep exige. Quand à Cocotte, si vous vous posez des questions sur les raisons de ses échecs, sachez qu’il n’y a aucune raison telle qu’un déficit d’attention, ou d’autres raisons. Elle pourrait probablement passer haut la main un test de QI et obtiendrait un score qui en surprendrait plusieurs. S’il vous prenait l’idée de la juger, rappelez-vous que plusieurs des gens les plus influents, qui ont du succès n’ont même pas de secondaire 5 parce que l’école ne répondait pas à leur besoin. Certaines personnes ont de la difficulté à cadrer dans l’actuelle manière d’enseignement. Tout y est enseigné par projet, par travail d’équipe. Si vous connaissez des jeunes dans votre entourage, parlez-en. Je serais curieuse de savoir ce qu’ils en pensent. Car j'en reçoit des commentaires de mes propres singes et de leurs amis. Le travail d’équipe que j'ai effectué à l’université a demandé beaucoup de diplomatie et de patience. Je ne suis pas certaine que tous les enfants ont la maturité nécessaire pour atteindre le niveau de diplomatie et de patience que l’exercice du travail en équipe exige. L’idée au départ n’était peut-être pas bête, mais la réalité est tout autre.

Qu’est-ce que j'en conclue? Élèves, apprenez par cœur le nom complet de votre niveau du secondaire et s’il vous manque des mots dans une composition en français, on s’en sert pour combler les vides! Sur une note plus sérieuse le débat est ouvert. Si vous avez des solutions, n’hésitez pas à les partager. Mamancocotte est ouverte et prête à tout faire pour aider Cocotte à poursuivre son rêve d’avenir.

mardi 2 juin 2009

Remède pour quand on attrape la maladie de l’apitoiement de soi...

Je voulais partager avec vous ma méthode pour me sentir reconnaissante pour ce qui est, au lieu de me sentir découragée pour ce qui n’est pas. Cela remet toutes les perspectives à la bonne place! Courageux vous dites? Remarquez bien son sourire...il dit tout!

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Jane à la recherche d’un nouvel emploi! Autopsie d’un départ volontaire

Le pudding-chômeur est servi!
Mon parcours professionnel en est un plutôt décousu. Quand à la question posée à un jeune « que veux-tu faire dans la vie? », la réponse est « je ne sais pas encore », je me dis qu’il a encore bien du temps pour décider. Il est bien clair que j’envie ceux et celles qui ont une passion et qui réussissent à en vivre. Dans un monde idéal, je crois qu’une carrière devrait durer environ une dizaine d’annéee, et qu’on aurait la chance de renouveler le contrat si c’est le scénario souhaité. Sinon, on choisit ce qui nous plairait et nous rendrait heureux, et on recommence l’entraînement. J’ai œuvré pendant plus de vingt ans dans le domaine de la bureautique. J’ai travaillé dans plusieurs domaines, manufacturier, services-conseils et récemment dans le domaine juridique.

Quoi qu’il en soit, ce matin, je suis entrée en toute bonne foi au bureau. Mais ces derniers temps, je rencontrais des signes d’intolérance. Mon travail n’était jamais fait assez rapidement. Je commençais une tâche, n’avais pas le temps de la terminer à cause, entres autres, des nombreux dérangements ou alors c’était le temps de passer à une autre tâche à la demande de la patronne. Résultat, aucune tâche ne se termine et le travail s’empile. On avait promis un entraînement en bonne et due forme, et il s’est avéré que j’ai dû apprendre par osmose (me planter derrière quelqu’un qui fait déjà le travail et figurer comment en posant le moins possible de question pour ne pas déranger la dite personne et espérer que son savoir va déteindre et s’ajouter au mien, en croisant les doigts pour ne pas que la nervosité atteigne mon cerveau et qu’il fasse la grève). J’avais même offert à l’employeur, en janvier dernier après une mise à pied pour cause de manque de travail, d’être entraînée bénévolement afin de me sentir prête lorsque la période d’achalandage arriverait. Elle est finalement arrivée, et on a attendu avant de me téléphoner. Il y a donc du travail en arriérage depuis mars dernier, en plus de tout ce qui entre quotidiennement. Je faisais un travail qui demandait de la précision, il fallait donc s’assurer qu’aucune erreur ne se glisse, tout en se pressant. Pour me presser, je me suis pressée, mais là ou j’ai cessé d’apprécier c’est quand il ne restait plus de jus dans le citron, que j’ai exprimé qu’il était inutile de continuer à presser car la machine était à son maximum. Donc, la situation a dégénéré et j'ai senti que ma tolérance physique diminuait avec l’âge. La nervosité, qui m'a autrefois causé bien des maux, semble se loger de plus en plus rapidement dans mes entrailles. Ce midi donc, de retour pour le lunch, qu’une migraine probablement causée par une hausse de pression, m’a donné le courage de rédiger un courriel de démission.
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La présente est pour vous informer que je ne retournerai plus travailler à partir de ce midi. J'ai essayé d'expliquer ce matin que la pression que je subissais pour travailler plus rapidement indisposait beaucoup ma santé. À l'automne dernier, j'avais été claire que si la pression n'était pas dirigée directement vers moi, ça irait. Or, c'est à plusieurs reprises qu'il y a eu des signes d'insatisfaction envers ma performance au travail, alors que je considère celle-ci supérieure en termes de minutie et de sérieux, sachant très bien que les erreurs dans ce genre de bureau peuvent causer bien des pépins.

Je suis grandement déçue de la tournure des événements car c'était de bonne volonté que j'ai offert mes services à l'automne passé. J'avais été claire dans le fait que je n'avais pas d'expérience avec le logiciel Procardex, ni avec des dossiers de ventes. Je considère avoir appris, et ce sans beaucoup d'explications et assez rapidement, Procardex. Cependant, il avait été convenu que je ferais l’apprentissage des dossiers de ventes, dans la période la moins achalandée. J'avais même offert mes services bénévolement pour cet apprentissage et la proposition de cet arrangement a été refusée. Or, dans la période d'achalandage que le bureau connaît, je me sens incapable de poursuivre plus longtemps ce travail à pression et sans avoir été proprement formée.

Je suis vraiment désolée, mais ce midi c’est avec une migraine causée probablement par une pression artérielle élevée que j’ai quitté le bureau. Je vais me reposer pour le reste de l’après-midi.
Jane
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Comme si cette brève incursion dans le monde juridique allait bien paraître dans un C.V.? Le formulaire d’assurance emploi dira sans doute « départ volontaire ». Mais la vrai cause est: respect de soi, j’ai offert mes services mais pas mon âme. J’ai une autre vie et je ne vais pas laisser ma peau ici. Il existe des manières plus intelligentes de travailler et faire face aux périodes d’achalandage. Il existe des manières de motiver les employés, plutôt que de briser leur estime de soi.

J’ai un certificat en intervention psychosociale qui n’est pas vraiment reconnu nulle part. Au centre d’emploi, on m’a suggéré d’offrir mes services en secrétariat dans le domaine communautaire. Lorsque j’envois des offres de service, on me rappelle pour des entrevues, je suis fréquemment parmi les dernières candidates qu’on rappelle pour une deuxième entrevue, mais qui est finalement rejetée parce qu’elle n’a pas d’expérience en communautaire. Je me demande alors ce qui est plus important, l’expérience ou les habiletés et les aptitudes? Il y a une chose dont je suis certaine, je dois me diriger vers une place ou des services pour les gens sont dispensés. Services à la clientèle est mon point fort. Il doit bien exister une place qui pourrait bénéficier d'une personne fiable, débrouillarde, créative avec une aptitude pour le service à la clientèle? La reste est à suivre….

Alors, quand ton enfant te dit qu’il ne sait pas quoi faire de lui à l’aube de sa vie, il y a des moments où il vaut mieux se taire! Moi aussi mon fils, alors je suis devenue maman parce que c’est plus facile. Tout le monde sait ça!