mardi 8 mars 2011

100e anniversaire de la journée de la femme

La question se pose toujours, et ce, après un siècle… pourquoi en 2011 avons-nous besoin de souligner une journée de la femme? Pour certaines, c’est important et pour d’autres c’est une journée comme une autre. Néanmoins, le mouvement est partout sur la planète aux endroits où les femmes ont le droit de s’exprimer en toute liberté. Il est certain que de pouvoir s’exprimer est libérateur, mais ne sommes-nous peut-être pas devenues notre prie ennemie?

Moi, Jane Bérubé, ce matin alors que j’abordais mon premier travail de chauffeuse privée pour deux ados, je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir sur les propos tenus par la docteure Laberge chroniqueuse à l’émission de Paul Arcand sur le 98,5 FM. J’ai souvent eu des conversations avec des femmes qui vivaient une situation différente de la mienne. Moi-même j’ai traîné mes souliers dans différentes situations. J’ai été une femme au travail, avant d’avoir été une mère au travail, puis de devenir une mère au foyer, pour ensuite de redevenir une mère au travail à temps partiel. Je suis actuellement face à un dilemme, celui d’augmenter mes heures de travail, ou de conserver ce fabuleux temps partiel?

Voici que les propos de la docteure Laberge viennent fouetter mon inertie à prendre une décision. N’a t’elle pas mis le doigt sur le bobo en disant que les gens ne prennent plus le temps de réfléchir, de prendre du recul et de prioriser. Car faire un choix, dire oui à quelque chose, implique également de dire non à autre chose. Son exemple de choisir une pomme à la collation, qui fermera la porte à l’orange ou à tout autre choix est révélateur. De plus, elle poursuit en disant que la pression que l’on ressent n’est souvent mise par nul autre que nous-mêmes. Elle pointe la culpabilité comme du plus grand fléau auto-infligée. Un choix doit être nécessairement accompagné d’un renoncement.

Pour réécouter cette chronique qui m’a grandement inspirée ce matin, je partage avec vous le lien


« Une vocation c’est d’avoir pour métier sa passion » dit la docteure Laberge. C’est surtout cette phrase qui m’a interpellée ce matin. Sachant qu’il est difficile de poursuivre plusieurs passions à la fois, il faut donc prioriser pour se concentrer sur l’essentiel. J’avais été muette depuis plusieurs mois sur ce blogue qui jadis était une fierté. Les mots ont toujours été pour moi une passion. Les mots que j’écris moi-même, les mots écrits par d’autres ne faisaient aucune différence. L’expression était importante. Je me suis laissée clouer le bec par une critique négative. Une seule! J’ai surtout fermé les yeux de mon cœur à celles qui ont été positives.

Or, aujourd’hui, en ce jour de la journée de la femme, suite au propos de la docteure Laberge, j’ai le goût de reprendre en mains mon énergie vitale et de dire oui à ma passion. J’ai surtout envie de la partager avec ceux et celles qui l’auront choisi, et qui diront oui au blogue de Bravo Mom. Le choix de conserver ce travail à temps partiel pour pouvoir consacrer un peu de temps à ma passion est tout indiqué. La réponse à nos dilemmes de femme est dans l’équilibre. Il faut cesser de défendre nos choix par les obligations dont nous faisons face. Il se trouve que les obligations vont toujours rester et nous arriverons toujours à trouver des excuses pour notre inertie. Par contre, nous avons la chance de pouvoir vivre dans une société qui nous offre une liberté presque totale et chacune de nous a autant de temps à dépenser que les autres. C’est sans doute la seule justice sur terre. Il y a 24 heures dans une journée pour tout le monde. Le choix de la manière de dépenser ces heures doit sans doute faire objet d’une plus grande réflexion de notre part.

Le printemps arrive bientôt même s’il se laisse désirer, personnellement je choisis de renaître de mon inertie. Aux femmes qui lisent ce blogue, je vous souhaite une bonne journée avec vous-même. Quant aux hommes, je vous remercie d’être patient avec nous, de la même manière dont nous faisons souvent preuve de patience avec vous. Mars et Vénus seront réunis un jour quand Mars aura retrouvé son équilibre! 

mercredi 4 août 2010

Téléphones cellulaires un outil ou une plaie?

La semaine dernière, nous décidons, Cornélius et moi, d’aller voir un bon film de fille au cinéma (à ceux qui seraient tentés de rire de Cornélius, sachez qu’il fait plutôt preuve d’intelligence, car que retrouve-t-on au cinéma dans une projection de film de fille…oui, oui, des filles!). Quoi qu’il en soit, nous avons attendu assis à nos sièges quelques minutes avant de voir des publicités de projections futures. Voici que de toute part, se sortent des cellulaires. J’essaie de me raisonner en me disant que ce n’est que des publicités, ce n’est pas le film. Est-ce que vous pensez que les cellulaires se sont fermés pendant le film? Pas du tout! Il faut dire que les usagères ne les laissent pas ouverts tout le temps, elles le referment après avoir envoyé le texto, et quelques minutes plus tard, quand ceux-ci sonnent sur le mode vibration, ils les reprennent pour répondre, et ce, tout le long du film! La petite lumière de l’écran est plutôt tannante quand c’est partout dans le cinéma, cela fait distraction à l’écran principal.

C’est quoi l’affaire? Quelqu’un peut -il m’expliquer pourquoi il est impossible d’aller au cinéma tranquille, de faire connaître son indisponibilité au préalable, voir même d’attendre plus tard pour répondre? Au pire, le fermer et prendre les messages plus tard? En sortant du cinéma, j’étais vraiment fâchée d’avoir été distraite tout au long du film. En viendrons-nous au point où les cellulaires seront complètement interdits dans les cinémas à cause de l’inconscience de certains? Des instructions et règlements apparaissent dans des endroits surprenant parce que les gens ont omis de réfléchir aux conséquences de leur geste. C’est pourquoi je ne serai pas surprise de bientôt voir une pancarte d’interdiction de cellulaire dans les cinémas. En fait, ce serait plutôt souhaitable.

Ces jeunes ne sont -il pas conscient que le cinéma est un endroit de détente et pour vider son cerveau en se laissant raconter une histoire? Par conséquent, ils en perdent des bouts s’ils textent. Je sais, essayez de leur faire croire une telle chose, il faudrait des preuves scientifiques! Combien d’accidents de voiture se sont produits à cause soit d’un cellulaire, ou pire d’un avec les messages textes! Bon nombre y ont laissé leur vie. Aux États-Unis, une recherche a été effectuée avec des jeunes qui se disaient experts en conduite automobile simultanément avec un cellulaire à la main, soit pour parler ou pour texter. On les a mis dans des simulateurs, avec le texto, et on a testé leur réflexe. Aucun d’entre eux n’a passé le test. Une a même frappé un enfant, tandis qu’une autre a embouti une voiture. Au Québec, il est certain que les cellulaires sont interdits, mais combien en voit-on nous dépasser avec le cellulaire sur l’oreille?

Peut-être suis-je vieux jeu, mais lorsque j’entends Cornélius qui vient de terminer son secondaire III me raconter qu’il est un des seuls à ne pas posséder de cellulaire et Cheetah me dire, en revenant d’un party, que les filles ont passé la soirée à se texter même si elles étaient assises dans la même pièce, je ne peux que me poser de sérieuses questions concernant la communication. Moi-même, je viens récemment de me procurer un cellulaire par sécurité parce que je voyage en automobile. C’est toujours une question de priorité me direz-vous? Justement, enlevez un cellulaire à une jeune fille et elle va en être bouleversée plus que si vous aviez étranglé son chien (ne parlons pas d’étranglement de ses parents, car ça la bouleverserait sans doute beaucoup plus puisque le cellulaire serait compromis faute de pouvoir honorer les factures!). J’exagère?...À peine! Savent-ils à quoi sert un téléphone au juste? Qui sont ces parents qui peuvent payer un cellulaire intelligent à leurs enfants, sans que ceux-ci aient rien à débourser? Ces jeunes savent-ils au moins apprécier? J’en doute beaucoup étant donné qu’ils n’ont aucune conscience des autres et la preuve en est ce manque de savoir-vivre et de respect pour les autres qui ont déboursé le prix du billet pour visionner un film en toute tranquillité. Tout est une question de respect, sans plus. Mais c’est un discours dépassé!

lundi 5 juillet 2010

Bal de graduation: Vous souvenez-vous du vôtre?

Fin d’année du secondaire, il est difficile de passer à côté du bal des finissants? Quels souvenirs avez-vous gardés du vôtre? Pour ma part, je n’ai aucun souvenir puisque je n’ai pas assisté au mien. Ce n’est pas parce que je n’ai pas obtenu mon diplôme, mais bien plutôt parce qu’à cette époque je n’avais pas la même perspective de la célébration de la fin du secondaire. En fait, je n’avais pas grand-chose à célébrer des années d’enfer que j’y ai vécues. L’adolescence est par conséquent difficile quand rien ne va dans la vie familiale et dans la vie scolaire en même temps. Il m’apparaissait donc inutile de célébrer quoi que ce soit même si j’avais réussi tant bien que mal à obtenir ce fameux papier précieux que les employeurs attendent. Pire, le prix qu’une telle soirée coûte était inimaginable dans la situation que je me trouvais à l’époque. La robe, le prix des billets, le transport, etc. je n’avais simplement pas les moyens de me les payer. Toutes ces années, je me suis convaincue que c’était sans doute mieux pour moi, la « reject » de l’école, de rester loin de tout afin de ne pas prolonger le calvaire de l’intimidation dont j’étais victime. Rien de ce que j’aurais pu faire n’aurait satisfait ceux qui étaient sur mon dos depuis trop longtemps!

Avais-je des regrets? Aucunement. Même que quand Cheetah me parlait avec enthousiasme de son propre bal, j’étais sans réaction. Encore, me disais-je, que le prix n’en valait pas le coût! Mais pour le bonheur de mon fils et pour voir des étoiles dans les yeux, j’ai participé activement à l’organisation de sa soirée. J’ai magasiné un habit, j’ai suggéré des coiffures et pris rendez-vous avec une coiffeuse-styliste (la preuve que ce n’est pas juste les filles qui prennent au sérieux cette journée). Je lui ai promis que nous serions là pour lui offrir le transport. Bref, je l’ai appuyé du mieux que je le pouvais. Mieux encore, j’ai organisé une petite fête à la maison afin que la famille soit là pour célébrer ses efforts.

Puis, le jour venu, voilà que lorsque je suis là pour l’aider à s’habiller, que Tarzan et son papa sont là devant moi à élaborer un nœud de cravate digne de la plus grande jungle, je craque! La fierté a noué ma gorge en même temps que les hommes nouaient son nœud de cravate. J’ai compris dans son regard toute la fierté qu’il ressentait. C’était une occasion pour faire grimper l’estime de soi de son fils. N’en avons-nous pas tous besoin de temps en temps?

Est venu le temps de porter un toast. J’aurais voulu lui dire tant de choses. Comment sa présence était essentielle pour plein de gens. Combien ses talents peuvent faire la différence dans la vie. Pourquoi il doit persévérer dans un domaine qu’il aime. J’aurais pu faire un discours digne de ce nom. Mais ce fut court et bref, car l’émotion a gagné mon cœur. Soit heureux mon fils, c’est tout ce que nous te souhaitons. Le bonheur, tu le mérites car ta présence fait notre bonheur aussi. Puis, nous avons été le reconduire au point de rencontre où les jeunes avaient loué un minibus pour se rendre à l’hôtel. Une vingtaine de jeunes donc plusieurs ont souvent côtoyé notre demeure. Des jeunes filles avec des robes extraordinaires paradaient. J’avais l’impression de voir des petites filles qui avaient décroché le rôle de princesse dans une pièce de théâtre. Certaines d’entre elles plutôt simplement vêtus et maquillés, d’autres que j’ai eu de la difficulté à reconnaître. Les gars eux, semblait remplis « d’attitude » dans leur habit, quelques un avait pris soins de choisir des accessoires qui collaient à leur personnalité, d’autres avaient choisi un style plus classique. On aurait dit que tout à coup ils prenaient conscience qu’ils étaient devenus des hommes. En tout cas, ils avaient l’allure de princes charmants!

J’ai savouré ce court moment. J’ai rempli ma mémoire de couleurs, d’émotions et de fierté et ces moments m’ont réconcilié d’avec le passé. Dans ma vieillesse, lorsque je me bercerai sur la liane à côté de Tarzan, j’aurai le bonheur de me souvenir de toute la fierté que contenaient les yeux de Cheetah et le cœur de ses parents. Félicitations, cher fils! Prochain rendez-vous à la collation des grades cet automne…

mardi 4 mai 2010

Nancy Mawn et sa leçon de mort 101!



La vie ne se compte pas en respiration, mais par les moments qui t’ont coupé le souffle. -Nancy Mawn TLMEP 2 mai 2010

Comme un bon nombre de Québécois j’étais à l’écoute de l’émission «Tout le monde en parle» dimanche soir dernier. À dire vrai, c’est une émission que je n’écoute que lorsque les invités m’intéressent. Donc, dimanche soir c’est Véronique Cloutier qui avait attiré mon attention. Juste avant la pause, on annonce qu’une certaine Nancy Mawn est la prochaine invitée. Qui est-elle? Je me suis posée la question? Devrais-je rester assise devant la télé à «perdre mon temps»? Devrais-je zapper? Devrais-je aller mettre une brassée de linge dans la laveuse? Une force semblait me retenir devant le téléviseur. Puis la madame est annoncée, elle se présente sur le plateau! Je suis inattentive jusqu’à ce qu’elle enlève subitement sa perruque et annonce qu’elle va parler des vraies choses! Quel courage que je me dis. J’écoute et ce que j’entends me jette par terre. Cette dame crève l’écran par la force de sa volonté. Comment peut-on rester aussi serein face à sa mort? C’est irréel, elle n’est pas humaine, elle est divine.

Bien sûr, c’était un de ses rêves d’assister à une émission de TLMEP. Elle était sur le plateau de la semaine avant et on l’a remarquée. Sommes-nous surpris? Je n’ai jamais rencontré une personne prête à parler avec autant de sérénité de la mort. Ouvrons un débat, car dans notre dite société moderne et évoluée c’est le sujet probablement le plus tabou. Les gens pensent que de l’éviter va faire oublier la triste réalité. Comme a dit Nancy, lorsqu’elle a signé son contrat de vie, la fin était définie par sa mort. Mais tout de même…

Lorsqu’elle parle de son dernier but, celui de voir naître son petit enfant, j’ai la même réaction que Véro. Je suis émue aux larmes. C’est que je suis assise dans mon salon, un bon dimanche soir et tout beigne. Le bonheur est présent du à une soirée de détente avec Tarzan. Les singes ont été invités au cinéma. J’entends Nancy dévoiler son l’âge je suis complètement présente à ses propos. Dans moins d’un an, j’aurai atteint son âge et je suis mise face à la réalité que la vie n’offre pas de garantie. À quarante-sept ans, il est certain que l’énergie de nos vingt ans a quelque peu diminué, mais on a quand même la vie devant soi. Personnellement, je commence une nouvelle phase professionnelle, et elle est en fin de vie! Son message a passé, son témoignage sur sa vie m’a donné envie de chérir chaque moment de la mienne. J’ai compris que tout peut s’arrêter n’importe quand.

Est-ce que cette sérénité vient du fait qu’elle a perdu son fils de quinze ans à cause d’un suicide? Encore là, elle en parle sans tomber dans la lourdeur de la situation. L’animateur a dirigé l’entrevue avec brio en concentrant les propos sur la fin de vie. Croit-elle qu’elle va le retrouver?

C’est là qu’on aurait pu ouvrir un autre débat sur la mort par suicide, ou la mort assistée. Il faudrait peut-être le continuer? La mort fera toujours partie de la vie de chacun. On s’y voit tous confrontés à un moment donné. J’espère me souvenir toute ma vie de Nancy Mawn qui a osé en parler et sa douceur m’a presque fait croire que la mort était une étape importante dans une vie. Elle s’y prépare. Mais, j’ai surtout compris tout l’amour qu’elle a autant pour elle-même que pour ses proches. Je crois qu’il est plus facile d’avoir de l’empathie pour les autres. Je trouve que de savoir en avoir pour soi-même est l’ultime exemple d’amour qu’on puisse léguer à l’humanité. Si en fin de vie, elle trouve qu’il vaille la peine qu’elle sache s’accompagner, c’est une preuve d’altruisme en même temps qu’une preuve de respect de soi. Un tour de force qui fait mentir le principe de yin et de yang. Le meilleur des deux mondes est possible. Elle a terminé l’entrevue avec une petite carte offerte aux animateurs. J’ai mis la citation au début de ce billet. Je n’oublierai jamais ce message.

Merci Nancy pour la leçon de vie, je suis loin d’avoir perdu mon temps à écouter ton entrevue. J’ai même pris encore et encore plusieurs minutes pour réécouter, réentendre tes messages d’espoir. Je n’oublierai jamais ta sérénité, ta force et ta beauté. Si les anges peuvent s’incarner, je suis certaine d’en avoir vu une à la télé dimanche soir!

Voici le lien pour réécouter l’entrevue



jeudi 29 avril 2010

Quand est-ce que va cesser la prise de nos enfants en otage? Encore des moyens de pression des enseignants?

C’est aujourd’hui que je dénonce une situation qui commence à me faire suer! J’en ai marre…et le dénouement était à prévoir! Voici la situation. Depuis quelques semaines, les enfants reviennent de l’école dix à quinze minutes plus tôt. Chaque fois, ils franchissent le seuil de la porte en annonçant qu’ils ont gagné quelques minutes à cause des moyens de pression des enseignants! Une fois, deux fois, je ne disais rien. Mais là, ça va faire! Le dire à qui? Moi qui chiale à deux enfants qui sont plutôt heureux de la chose, mettons-nous à leur place, je décide de me plaindre ici sur mon blogue. Qu’est-ce que je peux espérer de plus qu’un soulagement? Probablement pas grand-chose!

J’ai bien tenté de leur expliquer à mes enfants les enjeux de la situation, que c’est tous nous qui payons avec nos taxes le salaire de ces enseignants. Je ne discute pas de leurs conditions, et même des salaires, des programmes. Je ne discute pas de la pertinence. Mais je discute des moyens!

Je sais, mes enfants sont terriblement tannés de m’entendre me plaindre des conséquences engendrées par cette réforme que nous n’avons jamais demandée. C’est un fait que le gouvernement n’a pas consulté ni écouté, ni les parents, ni les enfants, ni les enseignants dans cette situation. Mais vous rendez-vous compte, chers enseignants, que c’est au bout du compte les enfants qui payent. Ne me dites pas qu’il n’y a pas d’autres moyens de vous faire entendre? Vous êtes des milliers, avec autant de moyens créatifs, vous ne me ferez pas croire qu’aucune action ne peut être entreprise autre que de prendre les enfants en otage! Quelques minutes ne changeront rien, me direz-vous? Vous vous arrangerez pour accélérer l’apprentissage de la matière et ainsi rattraper le temps perdu? Et ma réponse est que c’est mon jeune qui a eu besoin de récupération que j’ai payée en surplus de mes poches. Je poursuivrai en disant que ce n’est encore pas les privilégiés, mais ceux qui en arrache qui payent pour. Je vous dirais que si j’avais une entreprise, je ne tolérerais jamais que mes employés quittent leur travail plus tôt sans raison sans qu’aucune pénalité leur soit imposée. Aucun entrepreneur n’accepterait une telle situation. Alors que nous, parents, devons être témoins du temps littéralement volé à même l’éducation de nos enfants. C’est un scandale!

Je n’ai qu’un simple blogue pour me plaindre! Et je vais m’en servir, pourquoi pas? Parce que la grande question qui se pose est : encore combien de temps ces enseignants vont-ils continuer leur stratagème avant qu’on en parle? Car vous l’aurez deviné, c’est exactement le but recherché, que les parents fassent le sale boulot à leur place! En faisant des vagues, peu importe le moyen employé, ils seront peut-être écoutés par le gouvernement? Mais que ceci cesse immédiatement, nos enfants sont déjà en périls. Vous n’aurez jamais mon appui! Vos gestes sont immoraux! Vous agissez sans conscience des conséquences.



Les galas à la télé pour récompenser qu’une infime partie des artistes?


Depuis que nous avons le choix d’autant de chaînes de télé, d’émissions, de téléroman, d’histoires projetées sur nos écrans HD il me semble que nous devenons de plus en plus critiques par rapport à ce qui nous est présenté. Est-ce une bonne ou mauvaise chose? Je ne suis pas là pour critiquer la situation, mais pour essayer de faire prendre conscience aux auditeurs que nous sommes tout de même privilégiés par l’époque ou nous vivons. Nous oublions sans doute que les artistes qui nous divertissent demeurent des humains. Avez-vous remarqué cette tendance à la comparaison? Vous avez certainement lu comme moi que les critiques de l’animation du gala Artis ont placé ce gala plus bas que celui de l’année dernière. C’est là que le bas blesse. De mon point de vu, le gala Artis a été une réussite dans l’animation, même cette année. Certainement pas si on le compare à l’année dernière ou peut-être que la créativité était une coche plus haute. Alors, peut-on accepter cette année une animation correcte? On en demande peut-être un peu trop à nos artistes qui font leur possible pour nous divertir.

D’année en année, on fait une grosse histoire des artistes en nomination. Mais il y a tous les autres à qui nous devons des heures joyeuses de divertissements et qui ne seront même pas mentionnés.

C’était certainement touchant de voir Véronique Cloutier émue par la marque d'affection du public. Pour ma part, j'aime la manière dont Véro aborde professionnellement ses engagements. Que ce soit bon ou mauvais, elle a la franchise de le savoir et de l'admettre. Elle a prouvé mille fois son intégrité, plus besoin d'en rajouter. Le choix aurait pu être n'importe lequel puisqu'il est vrai que chacune de ses artistes était accomplie. Juste préciser que le vote de l'artiste féminine en était un par téléphone et internet, et non préalablement cumulé par des votes populaires via les journaux et une chaîne précise de restaurant. Il se peut donc tout de même qu'un nombre de fans des midis de Véro se soit mis en tête de s'occuper de la propulser. Est-ce grave? Pas du tout et cela envoi un message est clair....Véro aura â la côte peu importe ce que les autres diffuseurs peuvent penser!

J’ai été tout de même surprise de la réaction de Véro lors de l’acceptation de son trophée et même après. Il est vrai que ses propos étaient empreints de sagesse. Mais le fait de consacrer une personne pour un travail qu’elle fait bien peut aussi avoir un effet négatif. C’est une mode qui passe parfois rapidement. Pourtant, l’artiste n’aura pas changé.

Je suis certaine que Véro a le respect de la plupart des artistes, et ce, tout simplement parce qu’elle leur démontre du respect. Elle a gagné le respect du public aussi, qu’elle ne se prend pas pour une autre. Lorsqu’elle croise les gens dans la rue, elle leur sourit et les salue respectueusement, et c’est par expérience que je vous le dis, pas seulement basé sur des ouï-dire! Grâce à son émission, les midis de Véro, on a l’occasion quotidiennement de l’entendre se prononcer sur divers sujets. N’a-t-elle pas démystifié le côté glamour de son travail. Elle est authentique et ne cache pas son plaisir à évoluer dans ce métier. Mais avant tout, elle a démontré que chaque travail, si c’est une passion, a sa raison d’être. Que l’on soit une mère à la maison, ou qu’on ait acquis un titre professionnel qui suit notre nom, lorsqu’on écoute Véro, on se sent tous sur le même pied.

J’espère que Véro, suite à cette marque d’affection, saura pour longtemps qu’elle a la côte du public. Que pourrait-il lui arriver de pire dans ce métier qui ne lui est pas déjà arrivé et qui pourrait changer le regard du publique? Alors dans quelques années, lorsque la mode des animateurs aura changé, j’espère qu’elle ne se remettra plus en question. Ni elle, ni les autres artistes de notre belle télé qui contient le mieux…et parfois le pire! Et quand le pire est devant notre écran…il y aura toujours une manette de contrôle pour changer de chaîne, même plus besoin de se lever et d’aller tourner le piton!

Ce qui suit est une partie d'une conversation avec les enfants!

«Oui, oui « les singes » dans notre temps, il y avait maximum de douze chaînes puisque le bouton pour changer les postes n’avait que douze chiffres. Il fallait se lever pour changer de canal, ou pour ajuster le son. Ah oui, j’oubliais, les émissions étaient diffusées en noir et blanc. Non, non, ce n’était pas des montages! Ben oui, c’était beeeeen plate! Non, on ne voyageait en liane dans notre jeune temps! »

mardi 27 avril 2010

Spectacles de Luce Dufault au Club Soda, le temps s’est vraiment arrêté!

Je reviens sur les deux soirées des 21 et 22 avril derniers au Club Soda, que nous avons passés en compagnie de Luce Dufault. Les soirées furent exactement telles qu’anticipées. Nous avons effectué des voyages dans un univers musical rythmé à souhait et coloré de R &B. Des reprises, c’est toujours agréable d’en entendre puisque ça nous propulse vers un sentiment de nostalgie. Mais il est aussi vrai qu’un moment donné, on se tanne. Cependant, ce que Luce Dufault a repris est loin d’être des reprises comme les autres. Elle s’en est approprié, les a teintés de ses couleurs personnelles. Ces chansons auraient pu être écrites pour elle. Les arrangements géniaux faits par ses musiciens Jean Garneau et Jean-Sébastien Fournier donnent l’illusion que les chansons de Cindy Lauper, et même des Beatles, ont été réécrites personnellement pour Luce. J’avoue qu’avec l’ajout des cuivres et des percussions, la teinte était plus que réussie. D’abord, un spectacle de Luce Dufault accompagnée acoustiquement par ses deux comparses musiciens nous fait passer une soirée intemporelle. Finalement la dernière chanson du rappel qui était Halleluijah de Leonard Cohen, a fait descendre le ciel sur la terre! Un cadeau que Luce a certainement offert avec son cœur puisqu’on la voit rarement s’accompagner à la guitare. C’était sublime. Elle nous a fait découvrir l’univers de ses origines. Cependant, sans renier les chansons dans lesquelles nous somme habitué de l’entendre et à travers lesquelles elle a évolué. Je l’avoue, j’étais comblée d’entendre ma préférée «Belle Ancolie».

Je vous offre ici une séquence du spectacle. La chanson qu’elle chante a été dédiée à Robin. Robin est un admirateur du Royaume-Uni et dont la magie d’internet nous a permis de nous connaître. Comme quoi la musique peut aller au-delà des frontières. Aussi, quel bonheur ce fut pour nous d’avoir eu la chance d’assister à ce spectacle en compagnie de Cheetah et Cornelius. Ils ont eu la chance de découvrir un univers musical et des chansons qu’ils ne connaissaient pas. Ils ont apprécié la sortie en ville. J’en suis reconnaissante envers Robin qui nous a offert ses billets.

La tournée de Luce se poursuit. On peut consulter les dates de spectacles sur son site internet http://www.lucedufault.com/

Vous pouvez être assuré que nous y retournerons, Tarzan et moi, dans un avenir rapproché.
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