jeudi 29 avril 2010

Quand est-ce que va cesser la prise de nos enfants en otage? Encore des moyens de pression des enseignants?

C’est aujourd’hui que je dénonce une situation qui commence à me faire suer! J’en ai marre…et le dénouement était à prévoir! Voici la situation. Depuis quelques semaines, les enfants reviennent de l’école dix à quinze minutes plus tôt. Chaque fois, ils franchissent le seuil de la porte en annonçant qu’ils ont gagné quelques minutes à cause des moyens de pression des enseignants! Une fois, deux fois, je ne disais rien. Mais là, ça va faire! Le dire à qui? Moi qui chiale à deux enfants qui sont plutôt heureux de la chose, mettons-nous à leur place, je décide de me plaindre ici sur mon blogue. Qu’est-ce que je peux espérer de plus qu’un soulagement? Probablement pas grand-chose!

J’ai bien tenté de leur expliquer à mes enfants les enjeux de la situation, que c’est tous nous qui payons avec nos taxes le salaire de ces enseignants. Je ne discute pas de leurs conditions, et même des salaires, des programmes. Je ne discute pas de la pertinence. Mais je discute des moyens!

Je sais, mes enfants sont terriblement tannés de m’entendre me plaindre des conséquences engendrées par cette réforme que nous n’avons jamais demandée. C’est un fait que le gouvernement n’a pas consulté ni écouté, ni les parents, ni les enfants, ni les enseignants dans cette situation. Mais vous rendez-vous compte, chers enseignants, que c’est au bout du compte les enfants qui payent. Ne me dites pas qu’il n’y a pas d’autres moyens de vous faire entendre? Vous êtes des milliers, avec autant de moyens créatifs, vous ne me ferez pas croire qu’aucune action ne peut être entreprise autre que de prendre les enfants en otage! Quelques minutes ne changeront rien, me direz-vous? Vous vous arrangerez pour accélérer l’apprentissage de la matière et ainsi rattraper le temps perdu? Et ma réponse est que c’est mon jeune qui a eu besoin de récupération que j’ai payée en surplus de mes poches. Je poursuivrai en disant que ce n’est encore pas les privilégiés, mais ceux qui en arrache qui payent pour. Je vous dirais que si j’avais une entreprise, je ne tolérerais jamais que mes employés quittent leur travail plus tôt sans raison sans qu’aucune pénalité leur soit imposée. Aucun entrepreneur n’accepterait une telle situation. Alors que nous, parents, devons être témoins du temps littéralement volé à même l’éducation de nos enfants. C’est un scandale!

Je n’ai qu’un simple blogue pour me plaindre! Et je vais m’en servir, pourquoi pas? Parce que la grande question qui se pose est : encore combien de temps ces enseignants vont-ils continuer leur stratagème avant qu’on en parle? Car vous l’aurez deviné, c’est exactement le but recherché, que les parents fassent le sale boulot à leur place! En faisant des vagues, peu importe le moyen employé, ils seront peut-être écoutés par le gouvernement? Mais que ceci cesse immédiatement, nos enfants sont déjà en périls. Vous n’aurez jamais mon appui! Vos gestes sont immoraux! Vous agissez sans conscience des conséquences.



Les galas à la télé pour récompenser qu’une infime partie des artistes?


Depuis que nous avons le choix d’autant de chaînes de télé, d’émissions, de téléroman, d’histoires projetées sur nos écrans HD il me semble que nous devenons de plus en plus critiques par rapport à ce qui nous est présenté. Est-ce une bonne ou mauvaise chose? Je ne suis pas là pour critiquer la situation, mais pour essayer de faire prendre conscience aux auditeurs que nous sommes tout de même privilégiés par l’époque ou nous vivons. Nous oublions sans doute que les artistes qui nous divertissent demeurent des humains. Avez-vous remarqué cette tendance à la comparaison? Vous avez certainement lu comme moi que les critiques de l’animation du gala Artis ont placé ce gala plus bas que celui de l’année dernière. C’est là que le bas blesse. De mon point de vu, le gala Artis a été une réussite dans l’animation, même cette année. Certainement pas si on le compare à l’année dernière ou peut-être que la créativité était une coche plus haute. Alors, peut-on accepter cette année une animation correcte? On en demande peut-être un peu trop à nos artistes qui font leur possible pour nous divertir.

D’année en année, on fait une grosse histoire des artistes en nomination. Mais il y a tous les autres à qui nous devons des heures joyeuses de divertissements et qui ne seront même pas mentionnés.

C’était certainement touchant de voir Véronique Cloutier émue par la marque d'affection du public. Pour ma part, j'aime la manière dont Véro aborde professionnellement ses engagements. Que ce soit bon ou mauvais, elle a la franchise de le savoir et de l'admettre. Elle a prouvé mille fois son intégrité, plus besoin d'en rajouter. Le choix aurait pu être n'importe lequel puisqu'il est vrai que chacune de ses artistes était accomplie. Juste préciser que le vote de l'artiste féminine en était un par téléphone et internet, et non préalablement cumulé par des votes populaires via les journaux et une chaîne précise de restaurant. Il se peut donc tout de même qu'un nombre de fans des midis de Véro se soit mis en tête de s'occuper de la propulser. Est-ce grave? Pas du tout et cela envoi un message est clair....Véro aura â la côte peu importe ce que les autres diffuseurs peuvent penser!

J’ai été tout de même surprise de la réaction de Véro lors de l’acceptation de son trophée et même après. Il est vrai que ses propos étaient empreints de sagesse. Mais le fait de consacrer une personne pour un travail qu’elle fait bien peut aussi avoir un effet négatif. C’est une mode qui passe parfois rapidement. Pourtant, l’artiste n’aura pas changé.

Je suis certaine que Véro a le respect de la plupart des artistes, et ce, tout simplement parce qu’elle leur démontre du respect. Elle a gagné le respect du public aussi, qu’elle ne se prend pas pour une autre. Lorsqu’elle croise les gens dans la rue, elle leur sourit et les salue respectueusement, et c’est par expérience que je vous le dis, pas seulement basé sur des ouï-dire! Grâce à son émission, les midis de Véro, on a l’occasion quotidiennement de l’entendre se prononcer sur divers sujets. N’a-t-elle pas démystifié le côté glamour de son travail. Elle est authentique et ne cache pas son plaisir à évoluer dans ce métier. Mais avant tout, elle a démontré que chaque travail, si c’est une passion, a sa raison d’être. Que l’on soit une mère à la maison, ou qu’on ait acquis un titre professionnel qui suit notre nom, lorsqu’on écoute Véro, on se sent tous sur le même pied.

J’espère que Véro, suite à cette marque d’affection, saura pour longtemps qu’elle a la côte du public. Que pourrait-il lui arriver de pire dans ce métier qui ne lui est pas déjà arrivé et qui pourrait changer le regard du publique? Alors dans quelques années, lorsque la mode des animateurs aura changé, j’espère qu’elle ne se remettra plus en question. Ni elle, ni les autres artistes de notre belle télé qui contient le mieux…et parfois le pire! Et quand le pire est devant notre écran…il y aura toujours une manette de contrôle pour changer de chaîne, même plus besoin de se lever et d’aller tourner le piton!

Ce qui suit est une partie d'une conversation avec les enfants!

«Oui, oui « les singes » dans notre temps, il y avait maximum de douze chaînes puisque le bouton pour changer les postes n’avait que douze chiffres. Il fallait se lever pour changer de canal, ou pour ajuster le son. Ah oui, j’oubliais, les émissions étaient diffusées en noir et blanc. Non, non, ce n’était pas des montages! Ben oui, c’était beeeeen plate! Non, on ne voyageait en liane dans notre jeune temps! »

mardi 27 avril 2010

Spectacles de Luce Dufault au Club Soda, le temps s’est vraiment arrêté!

Je reviens sur les deux soirées des 21 et 22 avril derniers au Club Soda, que nous avons passés en compagnie de Luce Dufault. Les soirées furent exactement telles qu’anticipées. Nous avons effectué des voyages dans un univers musical rythmé à souhait et coloré de R &B. Des reprises, c’est toujours agréable d’en entendre puisque ça nous propulse vers un sentiment de nostalgie. Mais il est aussi vrai qu’un moment donné, on se tanne. Cependant, ce que Luce Dufault a repris est loin d’être des reprises comme les autres. Elle s’en est approprié, les a teintés de ses couleurs personnelles. Ces chansons auraient pu être écrites pour elle. Les arrangements géniaux faits par ses musiciens Jean Garneau et Jean-Sébastien Fournier donnent l’illusion que les chansons de Cindy Lauper, et même des Beatles, ont été réécrites personnellement pour Luce. J’avoue qu’avec l’ajout des cuivres et des percussions, la teinte était plus que réussie. D’abord, un spectacle de Luce Dufault accompagnée acoustiquement par ses deux comparses musiciens nous fait passer une soirée intemporelle. Finalement la dernière chanson du rappel qui était Halleluijah de Leonard Cohen, a fait descendre le ciel sur la terre! Un cadeau que Luce a certainement offert avec son cœur puisqu’on la voit rarement s’accompagner à la guitare. C’était sublime. Elle nous a fait découvrir l’univers de ses origines. Cependant, sans renier les chansons dans lesquelles nous somme habitué de l’entendre et à travers lesquelles elle a évolué. Je l’avoue, j’étais comblée d’entendre ma préférée «Belle Ancolie».

Je vous offre ici une séquence du spectacle. La chanson qu’elle chante a été dédiée à Robin. Robin est un admirateur du Royaume-Uni et dont la magie d’internet nous a permis de nous connaître. Comme quoi la musique peut aller au-delà des frontières. Aussi, quel bonheur ce fut pour nous d’avoir eu la chance d’assister à ce spectacle en compagnie de Cheetah et Cornelius. Ils ont eu la chance de découvrir un univers musical et des chansons qu’ils ne connaissaient pas. Ils ont apprécié la sortie en ville. J’en suis reconnaissante envers Robin qui nous a offert ses billets.

La tournée de Luce se poursuit. On peut consulter les dates de spectacles sur son site internet http://www.lucedufault.com/

Vous pouvez être assuré que nous y retournerons, Tarzan et moi, dans un avenir rapproché.

lundi 19 avril 2010

Le temps s’arrêtera pendant le spectacle de Luce Dufault!


C’est à bout de souffle que ce billet à été produit. Peut-être aviez-vous l’impression que j’avais abandonné l’écriture sur mon blogue? Pas du tout! Les idées de billets dansent dans ma tête et le temps me manque pour écrire. Parfois, dans une vie, il y a des périodes plus tranquilles où l’on a l’impression que rien n’avance, que tout reste en stagnation. Soyez assuré que celles-ci ne durent pas, même si l’on a tendance à l’oublier. S’ensuit une période ou tout se bouscule et une impression qu’il ne sera plus possible de saisir le temps s’installe.

Entre l’admission de Cheetah au CEGEP dans le programme de musique et des rencontres d’information qui sont nécessaires, du règlement d’une succession qui n’arrête plus de traîner et qui requiert toutes mes facultés de diplomatie, d’un nouvel emploi dont les étapes d’embauche ne finissaient plus de s’étirer, des rénovations d’urgences nécessaires à notre maison (n’est-ce pas une corvée de choisir des matériaux pour des réparations d’urgence? Il faut y sacrifier le plaisir de créativité pour se concentrer sur l’essentiel!), des nombreux rendez-vous d’entretiens préventifs nécessaires à ma carcasse vieillissante….ainsi que pour celles des voitures (c’est toujours des carcasses vieillissantes dont on parle ici!). Parlant d’entretien, avez-vous eu le temps de faire votre changement de pneus? Sans oublier l’entretien de la verdure qui commence à pousser? Je suis à bout de souffle! On dirait que je n’arrive qu’à effectuer l’essentiel et que tout le reste n’avance pas.

Entre-temps, la technonouille que je suis a réussi avec l’aide de son «mentor technologique» d’inscrire le blogue de Bravo Mom sur Facebook. Je suis très fière. Voici le lien au cas où tout à coup vous en auriez vous du temps devant vous à ne pas savoir quoi en faire. S’il vous prend l’envie de me laisser un petit mot, ne vous gênez pas.


Je terminerai ce billet en vous disant que c’est cette semaine que se passera la rentrée montréalaise du spectacle de Luce Dufault au Club Soda ces 21 et 22 avril. Tarzan et moi serons présents et nous avons bien hâte d’entendre sa chaleureuse voix. Pour avoir eu plusieurs fois la chance de voir cette grande dame en spectacle, j’anticipe une soirée haute en couleur à la hauteur de la qualité de son dernier album. Si vous n’avez rien à faire les soirs du 21 ou 22 avril prochains, n’hésitez pas à vous présenter. Voici le lien pour le Club Soda. Sinon, son album vous fera passer des moments forts agréables en nostalgie et en souvenirs avec un son que vous n’avez jamais entendu ailleurs, car la voix de Luce Dufault est unique.

http://www.clubsoda.ca/fr/spec-luce_dufault-153.php

mardi 6 avril 2010

Une soirée avec la relève – Diffusion des projets personnels secondaire V au programme d’étude international (PEI)


Mercredi dernier, c’était une soirée spéciale pour Cheetah et des dizaines d’autres élèves. Ils présentaient enfin leurs projets personnels pour lesquels ils ont travaillé plus d’une année. Ce projet est en quelque sorte la consécration de cinq longues années du secondaire dans un programme d’étude international (PEI). Déjà que le programme est très demandant à cause de son enrichissement, le projet personnel comprend beaucoup plus que la réalisation d’un projet qui doit viser plusieurs champs de compétences, mais en plus être un dépassement. À partir du concept qui doit être présenté par écrit, négocié et accepté par la coordonnatrice du PEI, l’élève a environ un an pour le réaliser et le produire. Il doit, par la suite, produire un rapport d’environ 4 000 mots décrivant toutes les étapes et ce que le projet lui a permis d’apprendre sur lui-même et sur ses compétences. Bref, c’est un travail colossal.

Cette introduction est pour vous mettre dans le contexte de la soirée. Plusieurs dizaines de projets présentés, tous aussi originaux qu’impressionnant. Des jeunes avec des idées inspirantes qui les allument, les passionnent et en disent beaucoup sur la relève. Il y a eu pour qui l’art culinaire les a inspirés. Certains ont eu à cœur de développer des projets environnementaux. D’autres, c’était la musique. Je parle d’un élève qui a créé de toute part une flûte traversière. Il va sans dire que c’est un virtuose de la flûte. Une autre élève a donné des ateliers de musiques et a documenté le tout dans un livre de «scrapbooking». Des livres de poésies, de sports, de musiques ont été écrits. Pour d’autres, c’est l’environnement qui les passionne. Une a fabriqué des sacs en tissus recyclés. Du patron, à la confection jusqu’à la production du rapport de procédure a été réalisé. Ce soir-là, les projets étalés devant eux, aucune des difficultés qu’ils ont rencontrées ne transparaissait.

Le projet que Cheetah a choisi est celui de produire un mini-livret sur l’importance et la pertinence de la radio parlée. Il faut dire qu’il est un auditeur de ce genre de radio depuis très longtemps. Il est très proactif. C’est suite aux nombreuses fermetures de station qu’il a décidé de s’impliquer dans ce genre de projet. Il avait constaté que cette radio, auprès de sa génération, n’était pas très populaire et a voulu faire connaître ses avantages. Mais pour y aller plus en profondeur, il avait décidé de faire une entrevue avec un animateur. Au départ, il fallait réussir à prendre contact avec un d’entre eux. Un samedi matin, l’animateur qu’il avait choisi, soit Martin Lemay, un animateur d’émission sportif, l’a invité au studio. Il a fait une entrevue qui parlait de cheminement pour se rendre jusqu’au métier d’animateur de radio, et a même passé quelques moments à l’antenne en compagnie de l’animateur. La suite était la production du guide qui comprenait plus que la description de la mise en ondes d’une émission. Il a inclus le parcours qu’un élève a besoin pour cheminer dans ce domaine et une liste des instituts supérieurs qui offrent ces cours. Pendant son cheminement, Cheetah s’est tissé des amitiés et a rencontré des personnes qui l’on mit en contact avec d’autres gens qui l’aideront à poursuivre sa passion et ses études en musique. Un projet enrichissant sur toute la ligne.

La description de la soirée ne serait pas complète sans vous présenter mon coup de cœur! Je précise que c’est le mien et pas nécessairement celui de tout le monde. Ce qui est dommage dans ce genre de soirée c’est qu’il est impossible de pouvoir lire les travaux. On peu qu’en avoir un bref aperçu. Mais en faisant le tour, je me retrouve devant un très beau livre, simple et mignon qui a même été relié. Ce livre, écrit par une élève qui s’appelle Paola Oyaneder, s’intitule 10 questions, 120 réponses. C’est un ouvrage philosophique dont l’auteur a posé dix questions simples à des gens de toutes les générations. Des questions telles que «Qu’est-ce que le bonheur?», «Qu’est-ce que la peur?» et «Qu’est-ce que le silence?». À la fin de chaque chapitre, elle y fait un compte-rendu. Ce livre est un vrai baume pour le cœur. J’ai été une des chanceuses à qui l’auteur a accepté d’en vendre une copie puisqu’elle avait du les limiter à cause du coût. Mais à la fin de la soirée, elle est repartie avec une liste de gens qui en voulaient aussi une copie. Une idée toute simple, mais faire un arrêt sur des questions très importantes pour lesquelles on ne prend jamais le temps de réfléchir peut s’avérer un exercice stimulant. Je n’ai pas reparlé à Paola depuis le soir de la diffusion, mais je vais l’encourager à ouvrir une page Facebook pour ce livre. Je garderai ce livre précieusement dans ma bibliothèque juste à côté de celui que je chéris le plus, le livre «Le Petit Prince» de St-Exupéry. Qui sait le bout de chemin que ce livre pourrait faire? Qui sait si je ne retrouverai pas le nom de Paola Oyaneder dans la liste des auteurs du prochain Salon du livre de Montréal? Il faut rêver grand Paola!

Chapeau aux finissants du PEI de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur à Repentigny.

vendredi 26 mars 2010

Les critiques démolissent ou construisent? Et vous, comment prenez-vous la critique?

Aujourd’hui, c’est un débat que je veux lancer. J’ai passé une éprouvante semaine à attendre des nouvelles d’un employeur suite à de vigoureux tests de français et d’informatique que j’ai eu à passer, et ensuite une entrevue. Voyez-vous, bien que j’aie une facilité pour la rédaction, la qualité de mon français est toujours à travailler. Mes études primaires et secondaires ont été effectuées en anglais. Il y a un adage qui dit que quand on se regarde on se désole, mais quand on se compare on se console. Dans mon métier de secrétaire, la qualité de mon travail était appréciée, mais j’ai toujours eu des patrons qui voyaient eux-mêmes à ce que la qualité des documents soit à leurs propres satisfactions. Il n’y a pas à dire, j’ai travaillé pour des professionnels, ingénieurs, chimistes et notaires mêmes! Des lettres de recommandations ont même été écrites sur la qualité de mon français. Cependant, personnellement je sais qu’il est loin d’être parfait. Si l’on regarde le verre à moitié plein, le résultat est que je me débrouille assez bien en anglais aussi!

Alors, c’est avec une immense appréhension que je me suis présentée au rendez-vous pour les tests. Un test de français dément comprenant cinquante erreurs de cachées, la plupart étaient des participes passés compliqués. Quel bonheur, puisqu’en français, c’est ma plus grande force! Si je n’ai pas compris toutes les règles, celle du participe passé et de la règle du leur, je les ai assimilés pour la vie, grâce à Lise-André Giguère! Puis les tests informatiques sur des logiciels de la suite Office 2003. Depuis que j’ai mis à jour tous mes logiciels à la suite Office 2007, je n’ai plus jamais touché l’ancienne version. Puis, sans l’aide de manuels ou dictionnaire, ce n’est pas évident. Enfin, j’ai fait de mon mieux en essayant surtout de ne pas me laisser impressionner par une autre candidate qui avait terminé le test bien avant les autres et qui proclamait tout haut sa facilité. Enfin, après recomptage, j’avais trouvé 48 des 50 erreurs, en priant pour que ce soit les bonnes!

Plus tard dans la semaine, par un pur hasard, j’ai fait la rencontre de la candidate qui proclamait la facilité du test et elle m’a informée, tout étonnée d’elle-même, qu’elle n’avait pas passé les examens avec un résultat de 40%. Ouf, moi qui n’avais pas eu les résultats, j’ai pensé au pire. Mais le pire ne s’est pas produit, et j’ai été rappelée pour une entrevue. « Entrevue », mon pire cauchemar! Pourquoi ai-je autant de difficulté à bien faire passer mes forces, mes aptitudes et mes qualités en entrevue? Probablement parce que pour être un bon vendeur, il faut croire en son produit. J’ai fait l’effort de chercher de l’aide et après quelques réunions auprès d’une professionnelle en ressources humaines, j’étais prête à affronter la bête noire!

C’est ici que je vous pose la question parce que c’est de là que part un manque de confiance en soi. Cela part des critiques. Combien de gens vont croiser votre route et essayer de vous faire grandir à travers les encouragements…et même les critiques. Mais combien ont croisé votre route et ont ébranlé votre confiance en vous-même. On a beau dire que la critique d’untel ne vaut même pas la peine qu’on s’y attarde, mais notre inconscient, dirigé par notre orgueil, nous envoie un message d’incompétence. Mais, cette semaine j’ai été amenée à me demander si c’est possible de laisser les autres nous faire sentir inférieur sans notre accord?

Une semaine assurément éprouvante puisqu’il me faudra changer la description sur mon blogue. Moi, Jane, je ne suis plus qu’une mère qui a choisi d’élever ses enfants. Je suis maintenant une femme avec un emploi rémunéré en argent, et un autre rémunéré par de l’amour! Oui, j’ai réussi l’entrevue et j’ai eu l’emploi.

Je vous invite à venir me visiter sur Face book à l’adresse suivante
http://www.facebook.com/home.php?#!/pages/BRAVO-MOM-LE-BLOGUE/111388352210170?ref=ts et me laisser votre opinion sur les critiques.

lundi 15 mars 2010

Ma vie à contre-coran – un livre à lire et un message important!

Récemment, j’ai lu un livre qui m’a beaucoup troublée. Ce livre est un témoignage de Djemila Benhabib, qui a été obligée de fuir son pays pour sauver sa peau lorsque les islamistes ont pris le pouvoir. Ce qui m’a fait le plus peur, c’est qu’elle témoigne d’un temps ou tout était libre dans son pays, un peu comme le nôtre d'aujourd’hui. Le présent est que cette femme est aujourd’hui une Québécoise bien intégrée et qu’elle a décidé, à cause des nombreux litiges sur le port du voile, de quitter sa petite vie bien tranquille pour nous avertir du danger. Sommes-nous un peu trop accommodants au Québec? De peur de froisser des sentiments, nous laissons tout le monde faire ce qu’il leur plaît On a laissé ériger des commissions pour que les «experts » décident de la question des droits. C’est un sujet délicat quand on n’y voit qu’un morceau de vêtement comme une mode. Mais plutôt épineux lorsqu’il est présenté tel que dans ce livre. Nous sommes les premières responsables de l'éducation de nos fils et de nos filles. Ici, on se défend à coup de mots, d’opinion, de référendum et de votes...Il serait désolant d’attendre d'avoir une mitraillette sur la tempe pour faire passer notre message!

Puis, ce matin je reçois par courriel, un message qui circule de la part de l’auteur. Tel que je l’ai reçu, je l’ai remis en circulation sur le Web. Mais j’avais envie de partager son contenu intégral avec vous.

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Peuple québécois, puis-je compter sur ta solidarité? par Djemila Benhabib, Essayiste

Vous avez été très nombreux, à travers tout le Québec et même au-delà, à me témoigner votre appui dès la parution de mon livre Ma vie à contre-Coran, une femme témoigne sur les islamistes pour saluer mon courage et ma détermination face à mon combat contre l’hydre islamiste et ses tentacules. J’ai rencontré plusieurs d’entre vous, d’un bout à l’autre du Québec, pour partager mes réflexions et mes aspirations.

Je parcours des milliers de kilomètres pour honorer vos invitations et échanger de grands et de petits moments de bonheur. Au fil du temps, une proximité s’est installée entre vous et moi. Est-ce pour cela qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous interpeller directement pour partager avec vous mes terribles inquiétudes? C’est fort probable. Des inquiétudes qui me rongent l’esprit. Des inquiétudes qui me tiennent éveillées des nuits entières. Des inquiétudes qui obscurcissent des jours heureux qui ont un parfum de printemps.
Des inquiétudes qui me rappellent les jours les plus sombres de ma vie, en Algérie, lorsqu’au tout début des années 1990, un parti politique du nom de Front islamique du salut et ses armées menaçaient de prendre le pouvoir et de voiler toutes les femmes de mon pays. Le projet politique du FIS pouvait se résumer en une phrase : l’islam est religion et État et la charia est notre constitution. La charia, qui se fonde sur la supériorité du musulman sur le non musulman et la supériorité de l’homme sur la femme. En découle entre autre la condamnation à mort des apostats comme moi.

L’islamisme politique est une idéologie mysogine, sexiste, xénophobe et homophobe qui porte en elle la haine et la violence. Dans ce contexte, les violences à l’égard des femmes sont monnaie courante car les islamismes s’attaquent aux corps des femmes qui est devenu un enjeu politique. Au printemps de l’année 1994, j’habitais à Oran en Algérie. J’avais 21 ans et des rêves plein la tête. Cette ville m’a collé à la peau pendant longtemps. J’y ai fréquenté ses quartiers de bout en bout, des minables au plus raffinés, me suis pavanée sur ses boulevards taraudés de palmiers et me suis laissée bercer par ses musiques et ses vagues en cultivant secrètement mais non candidement le goût de la rébellion.

Un jour, tout cela s’est arrêté. La ville qui m’a vue grandir ne ressemblait plus à ce qu’elle avait été. Le 10 mars 1994, Abdel-Kader Alloula, ce géant du théâtre, venait d’être assassiné et Oran avec. A la même période, le Groupe islamique armé (GIA) a ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Deux choix s’offraient à nous. Dissimuler nos corps dans des cercueils ambulants ou résister. Certaines ont résisté et ont été assassinées. Ce fut le cas de Katia Bengana, une jeune lycéenne, âgée de 17 ans, assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée à Meftah.

Ce jour-là, j’ai compris que ma vie dépendait de la mise en échec de cette idéologie de la mort, que sa victoire sera ma négation, que sa progression sera mon enfermement. J’ai compris aussi que mon corps portera pour toujours, à tout jamais, les marques indélébiles de cette confrontation si inégale. Ce n’est pas un hasard si le FIS en Algérie a imposé le voile islamique et a assassiné des militantes féministes ou de simples femmes avec une sauvagerie inouïe. Des têtes nues ont été tranchées à la hache, au sabre, au couteau, à la lame et même à la tronçonneuse.

Je l’ai toujours dit et je le répète encore aujourd’hui, le voile islamique n’est pas un simple vêtement. Il est un élément parmi tant d’autres de tout un système de valeurs qui est incompatible avec nos choix démocratiques. L’attachement de certains, voir leur entêtement à le porter traduit l’état de misère dans lequel a sombré vertigineusement le monde arabe et musulman depuis une trentaine d’années. Le voile islamique est devenu, ici, en Occident, le premier pilier de l’islam alors que de plus en plus de femmes en Iran, au Soudan, en Arabie-Saoudite et en Afghanistan le condamnent au péril de leur vie.

Lorsque j’ai quitté l’Algérie, je ne connaissais rien du Québec. Une chose était sûre, je pensais laisser la terreur islamiste loin derrière moi. Je ne pensais jamais qu’un jour je rouvrirais ce chapitre si douloureux de ma vie. La douleur était tellement vive que je voulais oublier, taire ce que j’avais vécu et surtout ne rien dire. Je ne pensais jamais devoir crier dans une salle bondée de féministes toute ma douleur de femme pour dire que j’ai été condamnée à mort à l’âge de 20 ans parce que femme, parce que féministe, parce que laïque.

Je ne pensais jamais à avoir à convaincre une salle de féministes que le voile est un objet d’asservissement sous lequel des femmes étouffent dans plusieurs pays musulmans. Je ne pensais jamais devoir dénoncer des féministes ou des gens de gauche, car ils font partie de ma famille politique naturelle. Pourtant, en mai dernier, lorsque la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a pris la responsabilité d’ouvrir grandes les portes au voile islamique dans la fonction publique du Québec, je n’avais nul autre choix que de dénoncer cette prise de position qui nous disait abruptement, à nous femmes de culture musulmane, qu’on doit s’accommoder de l’intégrisme lorsqu’il est musulman et qu’il faut le combattre lorsqu’il est catholique.

C’est cette bataille du port des signes religieux dans la fonction publique du Québec qui se joue en ce moment sous nos yeux. Or, rappelez-vous d’une chose, le voile islamique, quel qu’il soit, porte en lui la négation des femmes et leur asservissement. Lorsque les voiles avancent, les valeurs démocratiques reculent et les droits des femmes avec. Soyons nombreux à manifester, auprès de nos députés, notre aversion face au port de TOUS les voiles islamiques dans la fonction publique ainsi que dans les établissements scolaires aussi bien pour les enfants que pour leurs enseignantes. Peuple québécois, j’ai besoin de ta solidarité concrète et agissante, aujourd’hui plus que jamais.