lundi 7 septembre 2009

Chance ou aboutissement?




Se peut-il qu’en cours d’une vie se présente plus d’une occasion de pouvoir prendre toutes nos expériences acquises, les formations suivies, les conférences entendues et les lectures accumulées et avoir la possibilité d’en faire un métier au service des autres? Lorsque nous traversons une période moins positive, il nous est difficile de rester optimiste face à l’avenir. Ne sommes-nous pas nos pires ennemis à cause de notre manque de foi? Est-ce de la chance ou simplement un aboutissement?

Je suis tout excitée de vous raconter qu’au cours de l’été je suis tombée sur une offre d’emploi qui me semblait trop belle pour être vraie. J’ai finalement compris que toutes les petites choses que je faisais quotidiennement, dans le confort de mon foyer, pouvaient effectivement servir à aider quelqu’un. J’ai aussi étudié dans différents domaines où, me semblait-il, aucune corrélation n’était possible. Et pourtant…un poste d’intervenant budgétaire s’est affiché sur un des nombreux sites que je visite quotidiennement. J’ai sursauté sachant d’emblée que ce poste était fait sur mesure pour moi. Je n’ai ressenti aucune nervosité quant à mes capacités de combler ce poste. Dix années d’une vie à s’occuper de ses enfants et à conjuguer avec un seul salaire ne font-elles pas de moi une experte en maintenance de budget familial équilibré? Un diplôme en intervention psychosociale qui m’a préparée à l’animation, à l’écoute, à l’intervention de crise et m’a outillée pour comprendre la dynamique de la toxicomanie, n’est-il pas précieux? Plus de deux ans dans un bureau de notaire à traiter d’hypothèques, de testaments et de successions ne sont-ils pas des connaissances sans prix? Que dire d’un D.E.P. en comptabilité qui m’a aussi apporté une compréhension plus poussée des finances!

J’ai fait des mains et des pieds, alors que Tarzan et moi avons pris la décision qu’un de nous resterait auprès de nos précieux singes, pour équilibrer un budget. J’en ai vécu des moments d’angoisse où je croyais qu’il était inutile d’alerter l’autre conjoint qui faisait déjà son possible. Se peut-il que chacun des moments d’angoisse n’ait été que de l’expérience acquise? Chaque action entreprise était dans le but de faire économiser notre ménage. J’ai suivi des cours de coiffure et des cours de couture. J’ai aussi assisté à des ateliers de cuisine. Nous avons rénové nous-mêmes. Nous avons construit et détruit. Lorsque je jette un regard sur la créativité de mes accomplissements, je n’ai que des félicitations à m’offrir. Aussi, le fait d’avoir passé par-dessus mes peurs d’écrire, d’être lue et de pouvoir publier sur un blogue sont les accomplissements dont je suis le plus fière.

Se pointe vers moi la possibilité d’une entrevue pour ce poste qui me sied à ravir. Ce poste demande des habiletés d’écriture. Peut-être aurez-vous un lien professionnel d’ici peu où je pourrai produire une chronique sur les finances familiales? Je vous le souhaite autant qu’à moi et ce, sans prétention! Vous êtes nombreux à m’encourager à m’élever et vous êtes très précieux pour moi. En attendant, je me prépare mentalement et intellectuellement à vendre ma salade. Je garde la foi que personne n’est plus compétente pour ce poste que moi et je n’aurai pas de difficulté à convaincre un comité de sélection.

mercredi 2 septembre 2009

Nouveau métier, vendeuse de « Guenilles »??


De secrétaire juridique, voici que j’essaie un nouveau métier, celui de vendeuse. Vous aurez deviné que c’est dans une boutique de vêtements pour dame. Le terme « guenille » est revenu à plusieurs reprises dans ma journée car il semblerait qu’il est employé couramment dans ce métier. Personnellement, ça m’a un peu fait sourire. C’est beaucoup de choses à retenir en une seule journée. J’ai appris le maniement d’une caisse enregistreuse passée date. Un genre de dinosaure qui imprime ses rapports sur une imprimante à bretelle. Moi qui croyais que ce genre d’imprimante était en voie de disparition! De grâce, inutile d’essayer de sauver ces spécimens! Laissez-les s’éteindre dans un musée de science quelque part! On m’a aussi remémoré certaines techniques de vente à pression que je connaissais déjà parce qu’on me les a déjà servies lorsque mon rôle était celui de cliente. Comme je n’appréciais guère ces techniques, disons que je ne suis pas complètement à l’aise de m’en servir. Celles-ci fonctionnent sans doute avec une cliente qui ne sait pas ce qu’elle cherche. Mais pour celles qui savent ce dont elles veulent, inutile d’insister sans prendre la chance de se faire virer de bord et pas toujours cavalièrement. J’imagine que ça ne dérange pas du tout une vraie vendeuse! Il faut dire que l’enseignement d’une intervenante est basé sur la confiance en l’intelligence de son client. Il m’est difficile de changer cette mentalité. Il me faudra donc mettre de côté certains principes qui me tiennent à cœur si je veux évoluer dans ce domaine.

Cependant, je pense avoir l’intuition assez développée en ce qui a trait au genre de personne que j’ai en face de moi. Hier, une dame s’est présentée à la boutique et a essayé des vêtements pendant au moins deux heures. Elle a enlevé, puis remis plusieurs fois les morceaux qu’elle pensait lui aller le mieux. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette dame savait exactement ce qui lui allait bien et ce qu’elle aimait et n’aimait pas. Elle n’aurait jamais accepté de vente sous pression, mais était par contre disposée à essayer de nouvelles choses. J’ai commencé par écouter ses goûts pour ne pas revenir avec des pièces qu’elle n’aurait pas appréciées. Deux heures plus tard, elle a acheté deux pièces de vêtements. De plus, elle a répété à la superviseure le compliment qu’elle m’avait fait comme quoi elle avait apprécié ma technique de vente basée sur le respect. Deux minutes plus tard, la superviseure me reprochait de ne pas lui avoir proposé de bijoux. Le pire c’est qu’en cours de vente, j’avais réussi à savoir que cette dame n’appréciait pas les bijoux et n’en portait pas. Elle se fiait sur la beauté de son décolleté pour attirer les regards.

Combien de temps vais-je porter le titre de « vendeuse »? Je ne saurais vous dire. J’apprécie vraiment le contact avec le public. Je n’aurais eu aucun problème à apprendre la caisse si ce n’était que, encore une fois, mon apprentissage a été fait par osmose (se planter à côté de quelqu’un et espérer qu’en l’observant,ses connaissances vont se transférer dans mon cerveau et que celui-ci va retenir toutes les informations). D’ici samedi, il me faudra tout de même l’avoir maîtrisée puisqu’il semble que je serai déjà toute seule. De plus, j’ai trouvé qu’une petite demi-heure pour dîner pour quelqu’un qui passe huit heures debout, c’était peu. Insuffisant pour se reposer les pieds et les jambes.



Le pire qui puisse arriver dans l’incursion du domaine de la vente, c’est qu’il m’arrivera d’apprécier beaucoup plus les vendeuses qui gagnent un salaire minimum et qui travaillent debout à courir des vêtements pour des clientes pas toujours respectueuses.

dimanche 30 août 2009

La rentrée ou le début des vacances d’une maman?



Qu’on ne se le cache pas, la rentrée est une période stressante et pas seulement pour la maman, mais aussi pour le budget familial! Ici, la rentrée coïncide même avec la facture d’une taxe scolaire. Tout comme la mode estivale où on nous présente des bikinis en plein mois de mars et les habits de neige en plein mois d’août, les effets scolaires commencent à apparaître dans les dépliants publicitaires au début d’août.

Dans un autre blogue pour lequel je suis bonnée
http://www.lesimparfaites.com/2009/08/la-rentree-sans-stress-selon-les.html écrit par deux mères, ce sujet sera sans doute très présent tout au long du mois de septembre. Pour ma part, j’en ai vu des rentrées arriver et repartir puisque mes singes seront en secondaire III et IV. J’en ai collé des étiquettes sur chaque crayon! J’en ai cherché des crayons d’une telle marque ne pouvant pas être remplacés par une autre marque à cause de ses propriétés magiques. Je me la suis cassée la tête pour produire des collations sans fromage, ni noix! Bref, un moment donné j’ai décroché! Fini les courses pour les vêtements neufs puisque de toute manière il n’y avait aucune chance qu’un de mes singes se retrouve nu avec le nombre de vêtements présents dans la garde-robe. J’ai encore amplement le temps de magasiner et en plus, dans cette période, il n’y a pas beaucoup de chance de trouver des rabais sur autre chose que les fournitures scolaires et les vêtements d’été. De plus, j’ai trouvé une papeterie locale qui prend les listes scolaires et les remplit. Je leur apporte donc ma liste de cahiers et si j’ai le temps, je les observe chercher. Sinon, je leur demande quand est-ce que ma liste sera prête et je repasse. C’est certain que si on leur donne le mandat de remplir la liste de fournitures, la chance d’avoir de gros rabais sur les cahiers et les crayons est assez mince. Par contre, je crois personnellement que ça en vaut la peine et ça encourage un commerçant local.

Pour les fameuses collations….j’ai réglé l’affaire assez rapidement. Les singes n’en ont pas voulu. Quelques morceaux de fruits et un jus ne leur donnaient aucun plaisir. Après la maternelle, ils n’ont plus voulu de collations, préférant attendre le retour à la maison où le choix était beaucoup plus vaste. J’ai même reçu un appel d’un professeur à un moment donné! «Madame, j’ai remarqué que votre enfant n’avait jamais de collation, il n’a donc pas la possibilité de partager avec les autres amis! De plus, c’est important pour son énergie.» Avez-vous remarqué une baisse d’énergie? Pas moi, du tout même…et est-ce qu’il quémande à ses amis de la nourriture? Pas du tout. Bien sûr, son gabarit peut vous faire penser qu’on devrait le nourrir un peu plus (Cheetah est très mince), mais ne vous en faites pas, il n’est pas à la veille de mourir de faim. Il mange pour deux à son retour de l’école et n’a rien à faire des quelques petites morceaux de fruits, encore moins de légumes que je pourrais lui donner. Quelques gorgées d’eau suffisent et c’est une question d’habitude. Vos enfants préfèreront, sans aucun doute, de partager une collation avec vous. Essayez-le pour voir…je veux dire vous asseoir vraiment avec eux et discuter devant une collation. Ils auront vite oublié de partager celle de la récréation pour se consacrer aux jeux.

Peut-être m’enviez-vous de mon flegme. Mais, pour toutes les fois où je m’en suis faite pour rien à propos de la rentrée, alors que j’insiste plutôt sur la qualité de l’enseignement dans les écoles, je vous conjure de plutôt vous pointer à la réunion du conseil d’administration, et de vous impliquer dans les écoles afin d’observer vraiment ce qui s’y passe et participer à l’élection des comités de gestion. Vous verrez que parfois les professeurs ont d’énormes bâtons dans les roues. Vous prendrez conscience de la complexité de la bureaucratie.

Certainement que je vais le dire au grand dam de ces mamans toutes offensées qu’elles étaient d’entendre une mère affirmer que ses vacances débutent. Je suis franche et j’affirme sans culpabilité que le temps pour moi que l’année scolaire me permet d’avoir, me comble d’un certain bonheur. Ce temps, je le consacre à ce blogue, à l’écriture et à la lecture que je n’ai pas le temps de faire durant l’été. Ces activités comblent mon âme. Mais je suis tout de même consciente que le temps passe rapidement et que l’année scolaire qui semble longue pour les singes, est courte pour les mamans. Je jouis donc du moment présent sans stress pour la rentrée scolaire!

vendredi 21 août 2009

La rentrée «C'est une logistique et on ne peut rien y faire! »


De retour de nos vacances sacrées en famille, Tarzan et moi avons fait le choix de ne pas revenir mercredi pour la rentrée scolaire de Cheetah. Celui-ci en est à sa dernière année du secondaire. Par contre, pour Cornélius, on a fait un effort pour être de retour puisque pour lui, la rentrée était jeudi en après-midi. Mercredi matin, nous étions à Buffalo dans l’état de NewYork et avons conduit toute la journée. Nous aurions vraiment apprécié ne pas devoir revenir, mais comme Cornélius a plus de difficulté, nous ne voulions pas qu’il se sente pressé jeudi prochain le 27 août, où ils ont deux jours d’école prévus avant d’avoir le long week-end de la fête du travail.

Donc, ce matin dès 9h00, le téléphone a sonné pour savoir pourquoi Cheetah ne s’était pas présenté comme prévu mercredi 9h00 a.m. pour la rentrée. À qui puis-je me plaindre pour leur dire que c’est totalement ridicule de faire venir les enfants pour prendre une photo, et pour leur allouer un casier un 19 et un 20 août, ainsi briser leur dernière semaine de vacances, et celle de leurs parents, alors que le premier jour d’école est seulement jeudi le 27 août? La logistique ne peut-elle pas se faire les 25 et 26 août?

Ça fait depuis toujours que c’est de même…et j’en suis témoin. Cependant, les planificateurs de la logistique de rentrée pensent que si on le sait d’avance, on peut planifier. Mais nous ne sommes pas tous des professeurs d’école avec des vacances tout l’été. Certains d’entre nous ont même de la difficulté à planifier des vacances durant l’été. Est-ce pour faire suer les parents ou les enfants qu’ils ne peuvent changer la logistique?


Enfin, je me suis plainte à la dame qui a téléphonée, et j’ai eu comme réponse que rien ne pouvait être fait parce qu'il y avait une logistique derrière tout ça. Je le comprends parfaitement, alors quelqu’un peut répondre à ma question, comment se fait-il que c’est la même logistique depuis des années mais que mon fils n’a pas eu son horaire parce que votre **&?U?%?? de logistique n’est même pas prête? Vous auriez eu une semaine de plus pour être prêts et tout le monde aurait été content. Mais bon, c’est de même et c’est de même et rien ne peut être fait. Mais ne soyez pas surpris de ne pas voir mes enfants assister à votre rentrée pour prendre sa petite photo, mettre son petit cadenas sur sa case mais surtout pour vous remettre son gros chèque de 250$ le plus rapidement possible! Car, c’est la seule raison que je vois pour toute cette presse.

dimanche 9 août 2009

Les vacances c'est sacré…prière de ne pas déranger pour autre chose que le plaisir!


Pour Tarzan et moi, au fil des ans, les vacances sont devenues sacrées. D’aussi longtemps que je me souvienne, avec des budgets qui ont fluctué d’année en année, nous avons toujours fait preuve de créativité pour imaginer des vacances qui, nous l’espérions, feraient le bonheur de nos singes. Dans les périodes plus creuses, nous avons tout simplement acheté un passeport pour La Ronde. Avec un lunch de prévu, il était possible d’y aller souvent et de ne pas défoncer notre budget.

Nous en avons fait des concessions! Du camping en tente au camping en tente-roulotte où nous avions l’impression qu’un gagnant de la loterie n’était pas plus heureux que nous. Mais une vieille tente-roulotte qui nécessitait des réparations n’a pas été la meilleure décision que nous avons prise. Des anecdotes, nous en avons à la tonne, et en bonus, des heures et des heures de film vidéo. On a visité le lac St-Jean, Tadoussac et ses baleines, l’Outaouais, Thetford Mines, St-Donat. On est allés vers les provinces des Maritimes, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du- Prince-Édouard. Mais plus récemment, on est allés du côté des États-Unis. Le summum de toutes nos vacances fut sans aucun doute notre voyage de l’année dernière à Disney, en Floride. Ce voyage était un rêve que je caressais depuis ma tendre enfance. Je dirais même que mon bonheur a été encore plus grand de pouvoir le partager avec mes enfants.

Mais nous en discutions justement cette semaine Tarzan et moi. Dans la vie, tout change, rien ne stagne et tout évolue. C’est comme ça et c’est parfait, il faut l’accepter. Mais avant de partir pour ces vacances-ci, on a visionné quelques-uns de ces films, où les enfants étaient tout petits. Quelle nostalgie, mais en même temps cela m’a rappelé le bonheur qu’ils avaient dans leur yeux, et que sur le moment présent, je n’ai pas pris le temps de regarder. Ils étaient heureux, tellement heureux que Cheetah s’est exclamé «On est chanceux, nous, d’avoir d’aussi bons parents! Merci Mom et Pop! »

Ouf, vous en connaissez beaucoup des enfants qui apprécient ce que leurs parents font pour eux et qui le disent? Les larmes me sont montées aux yeux. Jamais je n’aurais cru qu’ils auraient apprécié autant le jour où on a enlevé les meubles du salon pour monter une tente et y faire du camping, que la semaine passée en Floride! Ce fut toute une leçon! Premièrement, maintenant, je regarde bien les cocasseries quotidiennes pour ne pas en oublier une seule! Deuxièmement, j’ai compris que les pires catastrophes qui peuvent être arrivées sont aujourd’hui les plus drôles. Donc, aucune situation ne doit être considérée comme insignifiante. Finalement, quand notre situation aura évolué, nous pourrons dire que nous en avons profité pendant que c’était le temps. Sans négliger notre relation, nous savons fort bien qu’on aura amplement le temps de prendre des vacances en tête à tête mais que le temps de s’amuser avec les singes tire à sa fin.

C’est sur le chemin du Michigan que nous nous dirigeons cette année. J’ai la chance d’avoir une cousine qui possède une propriété près de Sault-Ste-Marie au Michigan où elle loue des chalets. Cela fait des lunes qu’on ne s’est pas vues. Bavardage au menu, pêche, plage, jeux, visites et en bonus….des billets pour la course Sprint de Nascar à l’International Michigan Speedway. Bon, c’était à six heures de route de là (au point où on en était rendus). Nous avions prévu un arrêt à Canada’s Wonderland à Toronto. Cheetah m’a montré la date de cette course avec espoir. Mom, on préfère aller mille fois voir une vraie course de Nascar que de visiter Canada’s Wonderland! (peut-être ont-il eu une surdose de parcs d’attractions l’année dernière à Disney et à Universal! Sept jours consécutifs de parcs d’attractions, ça te sature deux singes!). Enfin, en calculant les prix du Canada’s Wonderland et celle de la course de Nascar au circuit Gilles-Villeneuve que nous comptions de toute manière emmener notre progéniture (sur ce circuit, ce n’est pas la même catégorie de course que nous aimons. C’est la série Nationwide et ce n’est pas tous les pilotes de la série Sprint qui y participent. Nous souhaitons de tout cœur qu’il soit possible un jour d’y voir aussi la série Sprint). De plus, le circuit Gilles-Villeneuve est un circuit routier et il est grandement intéressant d’y voir évoluer les pilotes…mais à la télé, puisqu’en personne il n'est possible de ne voir qu’une infime partie du circuit.

Je vais vous avouer que ce qui m’excite le plus dans les vacances, c’est de savoir quand on part et où on va, mais de n’avoir aucune idée de ce qui pourrait nous faire changer de parcours. Pourquoi devrait-on s’en faire quand ça ne marche pas comme on veut. On change d’itinéraire et on poursuit notre aventure.

J’aurais sans doute quelques anecdotes à vous raconter à mon retour.

jeudi 30 juillet 2009

Cela ne fait que commencer....¿ǝʇdɯoɔ ǝɹpuǝɹ uǝ,s ɹɐd ɹıuıɟ ɐʌ uo uǝıq no ıoɯ ʇsǝ,ɔ

Ce matin, j'ai mis la main sur le résultat de cette étude sur le site de Radio-Canada. Aller y jeter un petit coup d'oeil. Disons que ce n'est pas moi, la petite "ménagère du 450" qui a inventé ces chiffres qui parlent d'eux-mêmes.

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2009/07/28/001-education-diplomation-garcon.shtml

Croyez-vous que les statistiques soient plus reluisantes pour les filles? Que l'enseignement soit en français ou en anglais, laissez-moi vous dire que les taux de décrochages sont autant inacceptables. Le but premier du renouveau pédagogique était de contrer le décrochage. J'ai bien hâte de voir quand est-ce que la ministre admettra que cette réforme est un fiasco!

Un lecteur anonyme a laissé un message sur mon blog, hier, me disant que la fête à la commission scolaire n'était pas quelque chose d'assez importante pour s'arracher les cheveux sur la tête, j'imagine qu'il n'y ait pas deux fils totalement prisonniers du système actuel. Pfffffff! Je suis tellement reconnaissante d'avoir la chance de veiller au grain. Toutes les concessions que nous devons faire pour en arriver là en valent la peine, vous pouvez me croire! Je ne laisserai pas la société et ses dirigeants contrôler le résultat. Peut-être sommes-nous très peu de parents présents, mais je n'ai certainement pas mis des enfants au monde pour les laisser paître. Cheetah et Cornélius, sachez que vous n'êtes pas seuls! Tarzan et Jane ne vous laisseront pas tomber.
Cet article nous dit que la ministre se sent concernée. Oui, et moi je me demande qui va mettre ses culottes et prendre des actions concrètes autres que des chiffes à la noix sur un bulletin!

mardi 28 juillet 2009

La moutarde me monte au nez! Peut-être est-il temps de revoir qui sont nos gestionnaires!







Probablement un autre coup d’épée dans l’eau, mais c’est un bien immense que cela me fait de partager avec vous ma colère.

Je l’avais bien dit qu’il y aurait un bel article dans le journal local concernant la belle petite fête champêtre pour les employés de la commission scolaire qui a eu lieu sur le terrain d’athlétisme et de soccer de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur! J’avais prévu que la face souriante à pleine dents du président de la commission scolaire, Monsieur Yves St-Denis, allait y être en gros plan! Mais la nouvelle que j’apprends à la lecture de cet article et que je ne digère pas, c’est la planification d’une autre fête champêtre semblable prévue pour l’année prochaine. Ai-je été la seule à exprimer mon désaccord? Je n’ai vu aucune réaction, nulle part. Cela va de soi que tout le monde ait le droit de s’amuser un peu!

http://www.hebdorivenord.com/article-i358881-Une-journee-champetre-pour-les-dix-ans-de-la-commission-scolaire.html#photos

On en est rendu où dans cette foutue vie? On a atteint un seuil d’éducation acceptable, probablement plus qu’acceptable même, et on en a perdu notre bon sens. On se retrouve, en 2009, en plein milieu d’une crise économique. Tous les gens qui l’avait prédit on été ignorés. Croyez-vous que le seuil d’endettement ait atteint son maximum? Si oui, vous être probablement une faible minorité.

Certains penseront qu’il soit ridicule de croire que ma gestion d’une famille puisse se mesurer à la gestion d’une commission scolaire et que je me prends pour quelqu’un d’autre. Sachez qu’il ne faut pas avoir un doctorat en finance pour comprendre qu’il faut équilibrer colonne de débit et colonne de crédit. Dans mon budget à moi, les priorités sont axées sur l’éducation de mes enfants, le déficit zéro de mes dettes puisque je veux éviter qu’une trop grande partie de mes revenus soit consacrée à payer les intérêts encourus ce qui s'avérerait de l'argent jeté par les fenêtres. Ah…et oui, j’oubliais, la colonne nourriture qui prend une bonne partie du budget! J’évite de rajouter la nouvelle paire de souliers que j’aimerais bien posséder pour impressionner mon voisin sur ma carte de crédit. J’évite aussi d’y rajouter la piscine qui ferait bien plaisir aux enfants et aux amis de mes enfants, puisqu’ils sont obligés d’aller les visiter quand ils ont trop chaud! Oui, j’ai une bonne marge de crédit possible, mais suis-je obligée de la rendre à son maximum? N’est-elle pas là pour combler une urgence? Pendant cette crise économique, j’essaie tout simplement de rester dans la simplicité, car lorsque mon bail de mère sera terminé, soit après environ dix-huit ans, je resterai coincée avec les mauvaises décisions que j’aurai moi-même prises. Il ne me sera pas possible de passer les problèmes à un autre gestionnaire dans quatre ans. Si je donne ma démission, personne ne sera nommé, même par intérim, pour me remplacer. Une commission scolaire est financée par l’argent des taxes scolaires et par le gouvernement. Douteriez-vous que l’on puisse avoir atteint le seuil de notre capacité de payer? Alors, peut-être que le seuil de capacité de dépenser de toutes les instances financées par le peuple et le gouvernement soit arrivé.

Nous sommes tous coupables. Nous sommes coupables d’avoir élu ces personnes qui nous gèrent. Nous sommes coupables d’avoir été voter à une si faible proportion lors des élections scolaires. Nous sommes coupables d’avoir accepté l’aberration qu’est la réforme scolaire sans protester. Nous sommes coupables d’avoir perdu la maîtrise de l’enseignement. Nous sommes coupables d’avoir fermé les yeux et de s’être bouchés les oreilles quand les enseignants d’expérience ont voulu nous prévenir. Nous sommes coupables d’avoir pensé qu’on pouvait repenser complètement le système. Nous sommes coupables d’avoir mis de côté tout ce qui a bien fonctionné par le passé. Nous sommes coupables, même, d'avoir fermé notre gueule lorsque le gouvernement a réinstauré les bulletins chiffrés, car ceux-ci ne nous donnent pas plus l'heure juste qu'avant. Nous sommes tous coupables de regarder les compétences transversales décrites sur ces bulletins, de n'avoir aucune espèce d'idée de ce que cela va bien vouloir dire un jour, et par manque de ressources ou même d'éducation, de n'avoir pas trouvé autre chose à faire que de faire confiance aux penseurs en espérant et en souhaitant de tout notre coeur de ne pas s'être trompés.

Nous avons oublié que nous n’avons pas affaire à des machines. On parle de nos enfants! On parle d’êtres humains, qui ont été portés neuf mois dans notre ventre. Il n’y a rien de plus dangereux qu’une mère qui tente de protéger son enfant quand elle sent le danger. Avons-nous perdu notre sens du danger à force de l’avoir trop côtoyé?

Nos enfants sont en danger présentement, encore plus s’ils se trouvent entre l’âge de 14 et 16 ans. Ils sont cobayes de la réforme. Ils auront à s’adapter à une situation que les adultes bien pensants leur ont imposée. Si la tendance se maintient en philosophie psychosociale….les plus forts se renforciront…et les plus faibles tomberont! Serons-nous là pour en être des témoins, subir et ramasser les pots cassés? D’autant plus que le but premier, nous disait-on, était de contrer le décrochage scolaire. Je pourrais vous fournir des statistiques de la moyenne d’une classe de secondaire II et vous vous en trouverez découragés! Attendons-nous à voir les statistiques de suicides grimper! J’exagère encore me direz-vous? À peine! Je sonne l’alarme et je panique parce que je ne sais pas quoi faire pour renverser la vapeur. Par contre, j’ose vous dire que pour l’instant j’ai le plein contrôle sur mes deux enfants. Je les ai préparés pour qu’ils atteignent la catégorie de ceux qui s’en sortiront renforcis. Je parle au présent puisque je ne peux même pas prédire l’avenir de mes propres enfants.

Cependant, si je vous disais qu’un des professeurs de mon fils m’a dit que jamais il ne laisserait ses enfants dans le système public actuel. Je lui souhaite d’avoir les moyens et d’avoir des enfants qui ont la capacité de performer dans le système privée. Mais qu’on ne se cache pas que de tels propos laissent planer le doute que tout baigne dans notre système actuel.

La solution, je ne l’ai pas. Je ne suis qu’une pauvre mère, ménagère comme on nous appelait dans le temps. Mais je partage avec vous une entrevue bien sensée que j’ai entendue le 16 juillet dernier, à l’émission de Benoit Dutrizac à la radio 98,5, M. Nicolas G. Hayek, président du groupe Swatch, un homme de quatre-vingts ans, milliardaire qui n’a jamais perdu, en cours de route, son humanité.

http://www.985fm.ca/content?id=4291

Tirée d’une de ses nombreuses conférences, j’aime cette philosophie…
« Mentalité du gain, de l’égoïsme. Pour un entrepreneur, l’argent est, certes, un instrument de travail important. Mais son but est d’utiliser cet argent pour créer des valeurs réelles, des emplois, des produits – en d’autres termes, un meilleur avenir pour tous. A l’inverse, cette nouvelle mentalité boursière et financière n’a qu’un seul but: l’argent, l’argent et encore l’argent. Le plus vite possible, le plus possible et à n’importe quel prix. Ce comportement est extrêmement destructeur pour l’économie réelle.

Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, je préciserais que la culture et la mentalité anglo-saxonnes ont apporté à notre monde un nombre incalculable de développements extrêmement positifs dans les domaines les plus divers, que ce soit l’art, les sciences, l’économie, l’électronique, l’informatique, la physique ou la médecine, la contribution dans l’élaboration de la charte des droits de l’homme et le renforcement de la démocratie, pour ne citer que quelques exemples. Mais cette mentalité financière qui domine malheureusement aux bourses américaines et, en partie, aux bourses britanniques, avec sa meute de virtuoses et d’acrobates de la bonne gouvernance, pétris d’hypocrisie et à la langue fourchue, ces nouveaux apôtres de la finance, cette profusion de spéculateurs, de joueurs assoiffés d’argent, d’hasardeurs, ces pharisiens qui voient des poussières inexistantes dans l’oeil de leur voisin ne voient même pas la poutre qui leur obscurcit la vue; tous ceux-là n’aident ni l’industrie, ni l’économie américaine, ni l’économie mondiale. Ils ne sont heureusement qu’une poignée, mais les escrocs et les fripouilles sont malgré tout trop nombreux à ces bourses – par ailleurs si régulées et si puritaines! »

M Hayek a terminé "deux choses dans la vie qu’on ne peut éviter…la mort et les impôts. Mais serait-il encourageant de voir que nos impôts ne seront plus gaspillés, volés, fraudés, mais iront à la bonne place un jour afin qu’on puisse enfin croire à notre démocratie et que notre société est encore la meilleure. "

L’entrevue de Monsieur Hayek m’a un peu rassurée sur la compréhension que j’avais de l’économie et de l’être humain.

Y aura-t-il une suite à cette histoire? Sans aucun doute. C’est en désespoir de cause que je partage avec vous mon désarroi. Je n’ai qu’un tout petit blogue pour exprimer mon opinion. À moins d’un miracle….je suis toutefois optimiste car je crois au miracle! Nous les humains sommes de drôles de bêtes. Il nous faut une crise pour faire naître notre créativité. Serait-il exact de dire que parfois nous provoquons ces crises car nous ne supportons pas la quiétude?